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Protectionnisme

La guerre commerciale menée par les USA préoccupe le FMI

Le FMI se déclare préoccupé par le cours que pourrait prendre la généralisation de la guerre commerciale. Le principal pays touché devrait être les USA selon le directeur de l’organisme, celui-là même qui a déclaré la guerre.

Source : Traduction

Christine Lagarde, la directrice du FMI a fait part de ses inquiétudes quant aux mesures commerciales prises par le gouvernement de Donald Trump. Le FMI tente de sonner l’alarme avant que les taxes douanières prises à l’encontre de ses voisins, comme d’autres pays, par les USA et leurs représailles ne se transforment en une véritable guerre commerciale qui atteindrait un niveau jamais connu durant ce siècle.

Selon les prévisions faites par la titulaire du FMI, l’ensemble de l’économie globale se verrait affectée par une baisse moyenne du PIB mondial entre 0,1 à 0,5% et cela sans considérer que la chute des investissements pourrait aggraver ces projections…

Ce scénario prend seulement en compte les mesures qu’ont entreprises les mouvements et les changements effectués par les USA et la Chine, qui, si elles sont les deux plus grandes puissances — les 1ères et 2nde plus grandes économies du monde—, ne constituent pour autant qu’une partie des échanges internationaux.

Lagarde a précisé qu’en continuant de cette façon, l’ensemble de l’économie
ressentira fortement ces mesures, même si elles ne partagent pas directement les traités en question, la chute du PIB devrait ainsi s’étendre à d’autres régions comme l’ensemble de l’Union Européenne. Cependant, le plus affecté jusqu’à présent, selon les calculs, serait les États-Unis, qui est en train de laisser en place les énormes contradictions sur lesquelles s’appuie en ce moment sa politique.

Un scénario avec des contradictions qui s’accumulent

Le renforcement de ces contradictions s’accentue sur la scène internationale. "La rhétorique s’est convertie en réalité" comme l’a même remarqué Lagarde, qui incarne un secteur de la bourgeoisie internationale qui ne veut pas compromettre la continuité du projet de la globalisation, et qui tente avec ses institutions de maintenir la structure globale du capitalisme.

Ces déclarations ont été faites après l’imposition des taxes à la Chine par le gouvernement de Trump et la plainte de celui-ci à l’OMC contre les représailles douanières engagées par le Mexique et d’autres régions en Asie et en Europe. Ces mesures sont l’expression, comme nous le disons , "d’une politique moins hégémonique et plus dominante [...] le fameux ’Amérique First ’ en action".

En toile de fond on trouve une reprise relative des projections économiques de croissance pour la prochaine période. Certaines atteignent une hausse d’un peu moins de 4% du PIB mondial. La relative poussée « post-crise » a été conditionnée par les ajustements brutaux qui ont été réalisés contre les masses travailleuses et populaires partout dans le monde avec une tendance croissante au protectionnisme qui ne garantit en rien la réalisation ou la consolidation de cette croissance et laisse très incertaines ses dérives.

« La diminution de la croissance d’acteurs importants, comme le sont l’économie chinoise et latino-américaine, se renforcent. Cela se traduit alors par une inégalité plus importante des différents taux de croissances en fonction des régions. »

Il est important de remarquer que ces opérations structurelles manquent d’harmonie, et ne se traduisent pas de la même façon. Par exemple en Amérique centrale, en Haïti, la réaction à ces changements structurels a été la grève générale qui grâce à de puissantes mobilisations a fait démissionner le premier ministre.

Ce climat qui se forme sur les restructurations internationales du capital, est variable et déséquilibré, et la crise et l’instabilité guettent tous les scénarios actuels. Les travailleurs ne peuvent espérer rien de bon de ces réajustements qui ne sont en rien faits pour notre bien-être et nos vies.




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