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Notre classe

Qui sont les vrais privilégiés ?

La réponse d’un cheminot en colère au mépris du sénateur Claude Malhuret

Lors du vote du pacte ferroviaire au Sénat le 5 juin, Claude Malhuret, président du groupe Les Indépendants-République et Territoire et proche d'Alain Juppé, en a profité pour déverser tout son mépris contre les cheminots et l'ensemble du mouvement social. Dans un courrier amer, un cheminot lui répond.

Quand j’ai vu M. Malhuret s’exprimer avec un tel mépris pour les cheminots, cela m’a mis en colère mais je l’ai mise à profit pour lui répondre. Dénigrer les grévistes et les travailleurs étaient une chose mais comparer notre référendum (bidon) à une élection truquée est insultant et inadmissible pour les travailleurs que nous sommes. Nous ne faisons pas voter les morts nous. Le référendum aurait pu être effectué par l’entreprise, si cela n’a pas était fait, posons-nous plutôt la question, pourquoi elle n’a pas voulu le faire. Le manque d’investissement et la décrépitude du réseau est de leur responsabilité et non aux salariés de la SNCF. Il faut qu’ils assument.

« Bonjour il semblerait que vous ayez une détestation des cheminots.
J’aimerais bien pouvoir échanger avec vous.

Parce qu’il serait bien qu’on parle de vos privilèges à vous afin que l’on voie qui sont les vrais privilégiés.

Vous détestez les travailleurs français, vous nous méprisez, mais sachez que nous n’avons que faire de vos abjectes comparaisons staliniennes.

Vous oubliez peut-être que nous le peuple faisons tourner l’économie française, or je ne crois pas que vous en fassiez autant pour notre pays.

Alors venez échanger avec moi, on pourrait même échanger nos places, vous verrez ce que c’est de bosser réellement, et évidement on échange nos salaires, vous verrez que c’est bien plus compliqué de vivre comme un prince avec nos salaires.

A bon entendeur.

Je suis à votre disposition, mais vu que vous vivez dans un monde irréel je ne pense même pas que vous oserez répondre ni même échanger avec un fainéant de gréviste qui se bat pour conserver le peu de chose que l’on a.

À très vite, je suis impatient de vous rencontrer.

Votre seule devise est le libéralisme et le capitalisme, la nôtre, lutter et bosser pour survivre.

À bientôt »




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