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Politique

Les gilets jaunes au Pays Basque

Le G7, les blocages des Gilets Jaunes… : le Pays Basque en ébullition

En plein mouvement des Gilets Jaunes, une réunion de préparation au G7 2019 à Biarritz s'est déroulée avec plus de 150 ambassadeurs. Les basques, étudiants, cheminots et gilets jaunes se sont rassemblés pour protester. Les forces de répression sont une fois encore intervenues avec leur violence habituelle, faisant une blessée grave.

Crédit photo : Alexandre Perrin

Au Pays Basque, depuis plusieurs samedis, les Gilets Jaunes bloquent certains passages économiques stratégiques. Par exemple, le blocage du péage de Behobia, à la frontière entre l’État espagnol et la France. En plein mouvement des Gilets Jaunes dans le Pays Basque, une réunion de préparation du G7 avait lieu à Biarritz. Un événement sous haute surveillance.

Mais après que Macron ait annulé sa venue à Biarritz (Pays Basque) le 19 décembre en raison de la « situation critique du pays », les organisateurs du G7 avaient déclaré qu’ils allaient alléger les mesures de sécurité. Cependant, dès le matin, un grand nombre de policiers et de CRS bloquaient l’entrée au centre de la ville, et en particulier à ceux qui allaient se rassembler à 12H30 contre le G7. C’est pourquoi ils ont essayé d’y entrer par la plage. La réponse des gendarmes était claire : « tu ne peux pas passer si tu vas manifester ». Une réponse qui fait écho aux mots des CRS ce dernier samedi, qui permettaient aux manifestants de quitter la nasse s’ils enlevaient leurs gilets jaunes.

Au même moment, les cheminots de la CGT et les Gilets Jaunes, après avoir été bloqués en face de l’église Sainte Eugénie, ont essayé d’accéder à la Place Clemenceau par la Gare du Midi. Avec les militants rassemblés contre le G7 (le collectif Bizi), les Gilets Jaunes et les cheminots commencent à essayer de passer les barrières des CRS, en demandant la démission de Macron ou encore en criant leur anticapitalisme.

De suite, des renforts arrivent, avec une réponse violente envers ces manifestants : les matraques, les gaz lacrymogènes et les Flash-Ball remplacent les cris des cheminots, gilets jaunes et militants de Bizi. Grand nombre de blessés, comme par exemple une étudiante de 18 ans de l’École supérieure d’art Pays basque emmenée en urgence à l’hôpital à cause d’un coup de Flash-Ball dans la mâchoire ; il y a eu d’autre part au moins deux interpellés.

Il est à noter que l’équipe pédagogique de l’École supérieure d’art Pays basque a publié un communiqué afin de soutenir leur étudiante et dénoncer les violences policières.

"L’École supérieure d’art Pays basque a appris avec consternation et révolte qu’une de ses étudiantes avait été gravement blessée au visage par un tir de Flash-Ball à l’occasion d’une manifestation, hier à Biarritz. Nous condamnons fermement cette violence policière et apportons tout notre soutien à notre étudiante, actuellement hospitalisée."

Depuis, la colère gronde à l’Ecole supérieure d’art Pays basque, tant du côté des élèves que de celui de l’équipe pédagogique.

Cette journée est l’exemple de la radicalisation des basques, où la solidarité règne et permet la convergence des différentes luttes car, en fin de compte, le but est le même : la démission de Macron et le changement d’un système dont ils sont les victimes.




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