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Notre classe

Massivement mobilisé.e.s

Le Mans. Plus de 200 cheminot.e.s en assemblée générale !

Comme dans beaucoup d'autres villes partout en France, la mobilisation du 3 avril a été massive en gare du Mans. Une assemblée générale a réuni plus de 200 cheminots, et s'est poursuivie par un envahissement des locaux de la direction pour protester contre les sanctions qui touchent plusieurs agents localement à la suite de la mobilisation du 22 mars. Un coup d'envoi qui en dit long sur le niveau de colère des travailleurs de la SNCF.

En ce mardi matin, dès 6h, ce sont plusieurs dizaines de grévistes qui tenaient des piquets de grève aux différentes entrées de la gare du Mans. Avec des taux de grévistes particulièrement élevés tant dans l’exécution, la maîtrise que chez les cadres, même le service minimum normalement imposé par la loi n’a pas pu être mis en place. Dans toute la journée, seuls deux TGV et un TER ont assuré la liaison Le Mans – Paris ; quant au PRCI (aiguillage), il est resté fermé pendant la nuit, ce qui n’était pas arrivé depuis les grandes grèves contre le plan Juppé en 1995. Le poste de triage est pour sa part resté fermé toute la journée, entraînant la fermeture complète de la ligne de Château-du-Loir. Enfin, 47% des agents du technicampus étaient eux aussi en grève.

Vers 11h et malgré la pluie, une assemblée générale des grévistes a réuni plus de 200 personnes, soit un cinquième des 1080 cheminots de la Sarthe. L’occasion de rappeler les raisons de la colère cheminote, de la casse du statut au cheminot-bashing permanent, en passant évidemment par la privatisation du ferroviaire et les conséquences qu’elle aura. Laura, étudiante à l’UNEF et militante au NPA, est intervenue au nom de la délégation étudiante pour évoquer la mobilisation étudiante contre la loi Vidal et la nécessité de construire une réponse coordonnée et convergente contre les attaques de Macron. Si les modalités de la grève n’ont pas réellement été discutées dans l’AG, Sud Rail a appelé à construire la grève reconductible pour faire monter la pression et faire céder le gouvernement.

Les participants à l’AG sont ensuite partis en cortège et ont envahi les bâtiments de la direction en défense des agents réprimés à la suite de la journée du 22 mars. En effet, plusieurs vendeurs sont menacés de sanction par leur direction locale après avoir réservé des places de TGV pour permettre aux cheminots du Mans de se rendre en manifestation à Paris le 22 mars. La direction est cependant restée inflexible, arguant que la procédure était en cours et qu’il était impossible de donner des conclusions à ce stade : une preuve de plus que seule une mobilisation massive permettra d’obtenir satisfaction, à l’échelle locale comme nationale.

En ce mercredi 4 avril, rendez-vous sur les piquets et en assemblée générale à 10h45, pour discuter collectivement des modalités de mobilisation pour la suite et pour faire naître un mouvement convergent avec la jeunesse et les autres secteurs en passe de se mobiliser !

Mathieu, contrôleur en gare du Mans, revient sur la mobilisation de ce mardi 3 avril au Mans :




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