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Monde

29 000 années de SMIC

Le PDG de Snapchat rémunéré 637 millions de dollars en 2017 !

637,8 millions de dollars : c’est la rémunération d’Evan Spiegel, PDG de Snapchat, au seul titre de l’année 2017. Un montant qui n’est que la troisième plus importante rémunération annuelle d’un PDG dans l’histoire du capitalisme.

Grandeur et démesure ne sont même plus des mots appropriés pour décrire la rémunération d’Evan Spiegel, le PDG de Snapchat, qui a gagné cette année près de 29 000 années de SMIC en seulement 365 jours. 637,8 millions de dollars (soit 518 millions d’euros) répartis entre 636,6 millions en actions et « seulement » 1,2 millions de dollars en salaire. Un montant qui s’ajoute à la fortune déjà démentielle du jeune homme de 27 ans, plus jeune milliardaire du monde, dont la fortune est estimée à 4 milliards de dollars.

À titre de comparaison, ce que va recevoir ce seul homme est égal au budget annuel du ministère de la Défense des Etats Unis (639 milliards de dollars en 2018). Le budget annuel de l’État français est de 711 milliards d’euros, soit 875 milliards de dollars. Avec sa rémunération annuelle, le PDG de Snapchat pourrait en assurer les trois quarts…

637 millions de dollars pour une année : c’est la troisième rémunération la plus importante dans l’histoire du capitalisme, et le deuxième PDG le mieux rémunéré une année, après Daniel Och, qui occupe les deux premières places du classement, avec ses rémunérations de 2007 (918,9 millions de dollars) et de 2008 (1,19 milliard de dollars), au titre de PDG du hedge-fund Och-Ziff Capital Management Group.

On pourrait se dire que « le monde marche sur la tête », mais il n’en est rien. La réalité, c’est que les patrons se portent mieux que jamais, et que chaque jour est l’occasion d’apprendre que telle entreprise du CAC40 ou du DowJones a fait X milliards de bénéfices et que les rémunérations de leurs PDG se mesurent en millions d’euros, pendant que les destructions d’emplois se chiffrent en centaines de milliers et que les discours des Emmanuel Macron, Donald Trump et autres Angela Merkel reste impassiblement le même : « il faut se serrer la ceinture ».




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