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Politique

Jérémiades au FN

Le QG parisien de Le Pen a presque brûlé. Snif…

Il semble que c’était bien le QG de campagne qui était ciblé, dans la nuit de mercredi à jeudi. Le Pen dit vouloir porter plainte pour incendie criminel.

On sait qu’au FN on adore se poser en victime. Ce coup-ci, l’occasion était trop belle : le FN victime de « groupes d’extrême gauche violents ». Car c’est en effet en quelques minutes que Marine Le Pen a démasqué les auteurs du début d’incendie rue du Fabourg Saint-Honoré qui aurait visé les locaux de campagne du FN : les groupuscules (au pluriel) d’extrême gauche qui se sont multiplié à l’ombre du pouvoir socialiste ces derniers temps.

Ce genre d’allégations permet au moins de constater que Marine le Pen n’a même pas pris le soin de regarder les images des manifs contre la Loi Travail. Les « groupuscules » ont eu davantage maille à partir avec la police qu’autre chose. Pour ce qui est de la violence… Celle qui, quelques jours avant, avait affirmé que la police française n’avait rien à voir dans la rafle du Vel d’Hiv, a l’émotion facile quand il s’agit de son bien.

En réalité, le début d’incendie provoqué, vraisemblablement, par le jet d’un ou deux cocktails molotov, n’a pas touché le QG de campagne du FN, situé dans les étages supérieurs, mais une simple compagnie d’assurance. Une action antifa à l’efficacité réduite, s’il s’agissait vraiment d’une action politique.

Affronter le FN, c’est le combattre avant tout politiquement, en démontrant que s’il s’agit du pire ennemi des travailleurs, il est fonctionnel aux autres partis qui sont, eux, les meilleurs amis du patronat. C’est tout un système qu’il faut renverser et c’est avec notre force collective, à tous et toutes, à l’instar de ce dont nous avons pu faire la démonstration au printemps dernier, sur les piquets et en manifs, que nous pourrons balayer toutes les raclures de cette société.




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