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C’est à présent officiel

Le SO des syndicats “deale” avec la préfecture la sécurité du cortège parisien ?

Publié le 12 mai 2016

Selon un communiqué de la Préfecture de Police de Paris daté d’hier, il semblerait que les services d’ordre des organisations syndicales se soient entendus avec la police pour gérer la manifestation du 12 mai :
« Dans le but de faciliter une progression adaptée de la manifestation le long de son itinéraire il a été décidé, en accord avec les organisateurs, de positionner une partie des forces de l’ordre en amont du cortège.

Les personnes souhaitant participer à la manifestation sont invitées à se positionner derrière les organisateurs, qui ouvriront la marche, afin de permettre le travail des forces de l’ordre en cas de nécessité d’isoler d’éventuels casseurs.

Tout au long de la progression une liaison étroite sera maintenue entre les forces de l’ordre et le service d’ordre des organisateurs dans le but d’assurer le déroulement normal de la manifestation. »

Pierre Reip

Il convient pourtant de rappeler que les tensions suivies de graves violences, sont le fait de la police, des CRS, des gendarmes mobiles et non des manifestants eux même.

La sécurité et l’autoprotection des cortèges doivent être assurées par les organisations du mouvement ouvrier et de la jeunesse, car l’objectif de la manifestation parisienne du 12 est d’être un succès en vue de construire la grève inter-professionelle reconductible à partir du 16. Mais il est impossible d’envisager un deal avec la préfecture de Police pour assurer la tenue du cortège. Employer le terme de “casseurs” revient à désigner à la vindicte des flics l’ensemble des manifestants dont un certain nombre de jeunes mobilisés, qui ne seraient pas derrière le cortège de tête.

Encore une fois, les violences ont été le fait de la police, avec des agressions systématiques contre l’ensemble des manifestants, y compris des militants syndicalistes, qui ont été arrêtés, molestés, violemment interpelés, déférés et condamnés, pour certains à des peines de prison ferme sur la base d’accusations infondées et reposant sur les seuls témoignages des matraqueurs assermentés (outrage, violence, port d’“armes”).

Le service d’ordre des syndicats et des organisations ne saurait agir en en auxiliaire de la police.