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Jeunesse

Enseignement supérieur et recherche

Le gouvernement saigne nos universités ! 331 millions en moins pour 2017

Alors que les universités sont déjà gravement touchées par un manque de moyens structurel, le gouvernement annonce une baisse de 331 millions d’euros en moins pour le budget dès la rentrée 2017 ! Une attaque sans précédent, qui vient accompagner la politique de sélection par « prérequis » annoncé par Macron pour 2018.

C’est par l’annulation d’une partie des crédits Mires (mission inter-ministériel de la recherche et enseignement supérieur) que la coupe budgétaire va passer, le décret sera examiné par la commission des finances de l’assemblée national le 18 juillet.
Alors que les attaques se multiplient, cette nouvelle diminution du budget ne surprend pas de la part du gouvernement, qui semble déterminé à casser jusqu’au bout nos universités. Cette annonce a immédiatement fait réagir l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur, les syndicats étudiants, la Snesuo-FSU, et même la CPU (conférence des présidents d’université), qui accompagne généralement les contres-réformes, mais qui voit d’un mauvais œil l’annonce du ministère.

Pour arriver à économiser 331 millions, le gouvernement entend couper dans plusieurs budgets. Plus de 45 millions en moins pour « la vie étudiante » ou encore 70 millions pour la « recherche dans le domaine de l’énergie, du développement et la mobilité durables » (soit un nouveau signe négatif du gouvernement concernant l’environnement). Alors que la précarité étudiante est grandissante, la politique de Macron va aggraver une réalité déjà terrible et accentuer les inégalités entre les étudiants issus des familles les plus aisées et les autres.

Les coupes budgétaires vont également entraîner des suppressions de postes, des gels de salaires, et détériorer les conditions de travail et d’étude des personnels et étudiants des universités, dans un contexte où le manque se fait déjà grandement ressentir.

Côté gouvernement, on se défend comme on peut. « Cela n’affectera pas ni les moyens des universités, ni les programmes de recherche engagés ou les campagnes d’emploi », explique le ministère. Pour justifier sa politique, le gouvernement avance la nécessité de faire participer tous les ministères à l’effort pour réaliser des économies. Ce premier « effort » par le ministère est d’autant plus ironique quand on se souvient que lors de sa campagne, Macron avait promis une sanctuarisation du budget de l’enseignement supérieur. 

Alors que tous les ans, les universités doivent faire face à un nombre croissant d’étudiants (40 000 de plus pour la prochaine rentrée) et que l’Enseignement Supérieur et la recherche auraient besoin d’une politique de financement publique à la hauteur des besoins pour permettre à toutes et tous d’étudier dans la filière de son choix et dans de bonnes conditions, le gouvernement réagit en annonçant des mesures promettant la mise en place de la sélection pour 2018, tout en diminuant le budget dès la rentrée prochaine. C’est une véritable attaque contre la jeunesse qui s’annonce et qu’il faudra combattre dès la rentrée aux côtés des personnels de l’universités qui sont, eux aussi, la cible de la politique de Macron !




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