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Notre classe

Non la fermeture de l'usine de PSA Saint-Ouen

Le groupe PSA va annoncer la fermeture du site de Saint-Ouen (93)

Le groupe PSA va annoncer la fermeture du site de St-Ouen d'ici 2021, qui devrait laisser place à un hôpital, fruit de la fusion de deux hôpitaux parisiens. Un cynisme patronal inacceptable !

Crédit Photo : Flora Carpentier / Révolution Permanente

La direction du constructeur français va convoquer un Comité Central d’Entreprise (CCE) ce 21 novembre pour annoncer la fermeture du site Peugeot-Citroën de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Encore un coup dur contre les salariés de PSA et ceux de Saint-Ouen en particulier. Alors que la direction a laissé les salariés sans informations depuis plus de deux ans, elle organisait des plans de départs « volontaires ». Son objectif était de vider l’usine autant que possible, et ainsi pouvoir annoncer la fermeture en espérant ne pas faire trop d’éclats et éviter une lutte qui pourrait avoir un impact national.

Les médias nationaux déjà au chevet de PSA : il n’y aura aucun licenciement d’après eux, foutaise !

300 ouvriers vont se retrouver sur le carreau avec leurs familles, sans parler des emplois induits. Et comme à chaque fois, le groupe PSA dira qu’ils ne vont laisser personne sur le bord de la route. Non mais bien sûr ! Ils vont s’assurer qu’ils soient bien dans le fossé et avec une entrée au Pôle Emploi ! Nous savons tous que les reclassements sont difficiles et que s’ils sont trop loin de leur lieu de résidence, ils seront refusés par les ouvriers.

Mais c’est mal connaître les ouvriers qui ne veulent pas se laisser mettre à la porte sans réaction

Aujourd’hui plus que jamais, cette fermeture est inacceptable. Le groupe PSA explose sous les profits, qui ont atteint l’année dernière presque 3 milliards. Au premier trimestre 2018, les chiffres continuent de faire des bonds avec des ventes en hausse, et voilà qu’il faudrait fermer une usine pour y construire un hôpital.

Non, ces profits doivent être utilisés pour maintenir l’usine et tous les emplois. Assez de se faire massacrer par les actionnaires et un Carlos Tavares, PDG du groupe, qui gagne 18 500 euros par jour ! C’est une véritable déclaration de guerre, contre tous les salariés de PSA Saint-Ouen mais aussi contre l’ensemble du groupe PSA et ses sous-traitants.




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