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Grève du secteur maritime Grec

Le secteur maritime Grec ne compte pas se laisser vendre par Tsipras

Léo Valadim À l’appel de la Fédération Grecque des Marins, 15000 travailleurs Grecs ont commencé ce lundi une grève d’au moins 48 heures contre les privatisations, avec lesquelles ils supporterons de nouvelles réductions des pensions de retraite, et une aggravation de la dureté des conditions de travail.

Une grève de 24 heures avait déjà été appelée par le syndicat des travailleurs des ports de Grèce contre les privatisations le 23 octobre. Cette série de grève fait suite aux nouvelles réformes mises en place par le Parlement et le gouvernement Grec, acquiesçant aux exigences des créanciers. Ces réformes touchent notamment leur système de retraites et empirent globalement leurs conditions de travail, privatisant notamment les ports du Pirée et de Thessalonique.

La cession complète du port du Pirée est très probablement destinée au géant chinois Cosco. Un géant pour lequel on aime travailler. Les salariés de Cosco n’ont pas le droit de se syndiquer, certains d’entre eux ont des salaires inférieurs à 35 euros la journée, ils sont convoqués par SMS, etc. De quoi enthousiasmer les dockers Grecs qui ne travaillent pas encore pour cette entreprise mais qui voient les conditions de travail de leurs collègues — travaillant dans les deux terminaux du port du Pirée appartenant déjà à Cosco — leur pendre au nez.

Mais les entreprises chinoises ne sont pas les seules à désirer leur part du gâteau grec au nez et à la barbe des travailleurs. Hollande a rendu visite à Tsipras à la tête d’une délégation de 70 patrons français il y a deux semaines pour s’assurer que le capitalisme bleu blanc rouge ait sa place dans ce festin de rapaces, à l’occasion duquel les allemands ne se sont pas privés de rafler 14 aéroports régionaux helléniques.

Dans un communiqué, la Fédération Grecque des Marins stipula que la « nouvelle avalanche de mesures et de politiques anti ouvrières ne laisse aucune autre option » que de réaliser cette grève contre les réformes qui impliquent « la diminution des retraites, l’augmentation du chômage dans le secteur, la constante violation des conditions de travail ».
Ajoutant que ces nouvelles exigences des créanciers « visent directement à augmenter le pouvoir patronal » et « conduisent les travailleurs grecs et leur famille à la pauvreté et la misère ».

Les marins ne sont pas seuls face à ces attaques, et lundi ont également eu lieu des manifestations regroupant des dizaines de milliers d’étudiants dans une dizaine de villes du pays, contre la baisse des budgets dans l’éducation.

Une grève générale est prévue le 12 novembre, appelée notamment par la Fédération Grecque des Marins. Il faut qu’en ce mois de novembre, les travailleurs et la jeunesse grecque se montrent par leurs luttes à la hauteur des attaques qui leurs sont portées...




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