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Politique

Opération coup de poing

Les Gilets jaunes bloquent Ouest France pour dénoncer les mensonges médiatique

Une opération coup de poing a été réalisée par les gilets jaunes dans la nuit du 26 au 27 décembre pour dénoncer les violences policières et la désinformation générale du gouvernement qui frappent terriblement la lutte des gilets jaunes. Les camions Ouest France ont été bloqués tout comme le journal Océane. Une réponse en bonne et due forme face aux médias à considérer comme les chiens de garde du capitalisme et des classes dominantes.

Les médias dominants défenseurs du système et piliers de l’Etat

Les gilets jaunes voient juste dans leurs actions. Plus ils avancent et plus la rupture se fait jour avec les médias dominants et leur rôle qui apparait de plus en plus évident, jouant contre la mobilisation. Sans parler de l’invisibilisation des violences policières alors qu’elles estropient et mutilent avec leur flashball et autres armes dites « de service ». Les chiffres sont éloquents, plus de 3300 arrestations et 1052 blessés et un décès. Si les médias ne cessent de marteler que les mesures en faveur des gilets jaunes, qui coûteraient 10 milliards à l’Etat, sont suffisantes, ils mènent aussi une propagande visant à démontrer que les gilets jaunes vont, de par leur action de blocage de l’économie, nuire à la collectivité. En effet, si le mouvement des Gilets jaunes a fait perdre aux commerçants plus de 25 % de leur chiffre d’affaire, en revanche jamais un mot n’a filtré sur le coût pour l’Etat des 150 euros d’augmentation au bénéfice des forces de police.

Dans les débats sur les chaînes de propagande en continu – et nous pouvons toutes les mettre dans le même panier – on a vu des discussions et des commentaires interminables entre les syndicats de policiers et le gouvernement, alors que les médias invitaient des CRS qui étaient à bout, avec pleins d’heures pas supplémentaires non payées. Le tableau était tellement noir qu’on a manqué de croire qu’on parlait d’un intérimaire de chez PSA soumis à une exploitation quotidienne et tenu par la précarité. Mais comme il s’agissait bien d’un CRS, tous les invités étaient unanimes pour dire le mérite des forces de l’ordre, de ceux qui défendent la république, ceux dont on a vu que leur « métier » consiste surtout en un droit de cogner et d’estropier, et massacrer des manifestants à 10 contre un.

Une politique de l’ultra violence des forces de répression pour casser le mouvement

Aujourd’hui les coordonnées sont claires de la part du gouvernement, pour faire cesser le mouvement par le terrorisme d’Etat, par une répression très violente, et comme l’a fait savoir le 1er ministre Edouard Philippe ces derniers jours, le rôle de l’Etat est de rétablir l’ordre. Nous voilà prévenus, et face à cela c’est bien une solidarité de classe qui doit jouer contre les violences que l’Etat fait subir aux gilets jaunes en manif, mais aussi pour défendre les emprisonnés et ceux qui ont déjà été condamnés depuis le début du mouvement, avec des fonds de solidarité dans tous les secteurs comme cela se fait dans les grèves nationales. A partir du moment où les intérêts des capitalistes sont menacés, on voit ceux qui bénéficient de l’ordre social s’unir pour défendre Macron et son système : notre classe doit elle aussi s’unir face à ces ennemis de classe.




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