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Politique

Job d'été…

Les filles de Bruno Le Roux embauchées comme assistantes parlementaires… dès 15 et 16 ans

Une révélation de plus. Entre 2009 et 2016, les filles de Bruno Le Roux – député socialiste et ministre de l'Intérieur – ont cumulé respectivement 10 et 14 CDD en tant qu'assistantes parlementaires. Ce, alors qu'elles avaient 15 et 16 ans !

Pour les enfants d’ouvriers, job d’été signifie caissier, agent d’entretien ou bien encore employé par fast-food. Pour les filles de Bruno Le Roux, en revanche, ce sont les portes de l’Assemblée Nationale qui sont grandes ouvertes.

C’est ainsi que le principal intéressé justifie le total des 24 CDD au nom de ses deux filles révélés dans l’émission Quotidien, pour un montant total proche de 55000 euros. Mais ce que l’affaire a de particulier, en comparaison avec la multitude de révélations de faits de corruption, c’est que les premiers contrats ont été signés par les filles de Bruno Le Roux alors qu’elles avaient 15 et 16 ans. « Moi je me souviens avoir pris aussi des gens qui m’étaient recommandés sur l’été, et donc je crois que c’est quelque chose qui se fait assez régulièrement, d’essayer de faire découvrir des choses, d’essayer de faire découvrir un travail. […] On parle d’un boulot d’été auprès d’un parlementaire. Et quand il faut faire du classement, quand il faut faire un certain nombre de tâches parlementaires, je trouve que c’est une bonne école de faire ça. Un job éducatif donc, pour former par des travaux pratiques sa progéniture à assurer la pérennité familiale au sommet de l’État… et ce sans même s’en cacher.

A contrario de l’affaire Cahuzac, qui avait certes provoqué l’indignation, mais qui n’avait pas débouché sur un lever de rideau total sur la corruption des élites politiques, le Pénélope Gate a visiblement ouvert la boite de pandore. De Hamon et ses conflits d’intérêt avec LVMH au Front National de Marine Le Pen, embourbé par des affaires qui s’amoncellent, le quotidien politique est ainsi fait d’incessantes révélations. A maintenant un mois du premier tour, le discrédit est chaque jour un peu plus fort, et les masques tombent. Même s’il ne fait nul doute que de nombreuses affaires n’éclateront pas (toutes) au grand jour. Face à la l’évidente corruption généralisée et l’attitude manifestement arrogante de cette élite prise la main dans le sac, la candidature de Philippe Poutou, ouvrier et actuellement en grève pour sauver son emploi, apparaît comme une alternative forte pour notre camp social, surexploité et maintenu sous une chape de plomb par l’état d’urgence.




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