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Politique

Contre la récupération

Les gilets jaunes toulousains virent un auto-proclamé « porte-parole » d’extrême-droite

« Ils ne souhaitent pas que je continue à parler au nom des gilets jaunes » a expliqué ce matin le porte-parole auto-proclamé de la mobilisation toulousaine. En cause ? Son profil politique très marqué à l’extrême-droite.

« Ils ne souhaitent pas que je continue à parler au nom des gilets jaunes ». Invité de RTL ce matin, le très médiatique auto-proclamé « porte-parole » des gilets jaunes toulousains, Benjamin Cauchy, a annoncé sa révocation à l’antenne. « A priori je ne corresponds pas à la ligne des gilets jaunes » a-t-il expliqué.

Et pour cause ! Le profil de ce membre de Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, ancien élu local UMP, et proche d’une organisation nationaliste languedocienne, l’UCODEL, avait de quoi gêner les gilets jaunes mobilisés, désireux de ne pas être associés à l’extrême-droite.

Le cadre commercial dont le costard contrastait quelque peu avec le profil du mouvement et dont le goût pour les caméras dérangeait depuis un moment les militants toulousains, s’est ensuite plaint que « les personnes qui sont à droite de l’extrême-gauche » n’aient pas « droit de cité » et a dénoncé l’absence de « démocratie ».

Malgré les limites de la structuration du mouvement et le manque de transparence autour de sa direction, on aurait plutôt tendance à penser que la révocation par les gilets jaunes d’un auto-proclamé "porte-parole" d’extrême-droite est un signe positif. Une décision qui rassurera peut-être ceux qui continuent de dénoncer de façon simpliste un mouvement prétendument piloté par l’extrême-droite.




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