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Notre classe

Briseurs de grève

Les grévistes de Hyatt réprimées par la police et les vigiles de l’hôtel

A l'occasion du 17e jour de grève des travailleurs de l’hôtel Hyatt Vendôme, il semble que la direction de l’hôtel de luxe ait décidé de passer à la vitesse supérieure pour tenter de briser la grève. Ce matin, les vigiles de l’hôtel s’en sont pris aux grévistes, dont 2 ont fini à l’hôpital. Après avoir lancé une manifestation contre la violation flagrante du droit de grève, les manifestants de l’hôtel Hyatt se sont finalement faits nasser par la police, à peine à 50 mètres de l’hôtel, et ce pendant près de 5 heures.

Ce vendredi matin, lors du piquet de grève que les grévistes de l’hôtel Hyatt tiennent devant l’hôtel pour revendiquer l’intégration du personnel sous traitant ainsi que des augmentation de salaires, les vigiles, qui déjà provoquaient les grévistes, les ont pris physiquement à partie, jusqu’a en envoyer deux à l’hôpital. Ces derniers se sont vu prescrire des jours d’ITT. L’un a une cote fêlée, l’autre des complications aux vertèbres. Tous deux se sont fait conduire à l’hôpital par les pompier et ont décidé de porter plainte. Des méthodes qui ressemble à celles méthode des patrons employant de véritables milices privées afin de briser les grévistes par l’intimidation et la force.

Ne se laissant pas intimider, les grévistes, aidés par la CGT HPE (hôtel de prestige et économique), ont lancé une manifestation, déposée à la préfecture, afin de dénoncer ces méthode. La manifestation s’est quant à elle faite nassée par la police vers midi. Pour une vingtaine de manifestants nassés, ce n’est pas moins de 11 fourguons de police qui sont intervenus, menaçant d’embarquer les manifestants. L’objectif de cette nasse était d’éloigner les manifestants de l’hôtel. En effet, la présence de travailleurs précaires payés 10€ de l’heure qui manifestent devant un hôtel de luxe comme Hyatt Vendôme de la rue de la paix, dont la chambre la moins chère coûte pas moins de 1500€ la nuit, pour réclamer des conditions de travail et des salaires dignes fait mal à la réputation de l’hôtel. Certains policiers auraient même raconté à des passants que la manifestation qui se tenait était une manifestation pour le droit au logement, éclipsant donc les conditions de précarité dans lesquelles des travailleurs se trouvent, ce dans une des rues les plus bourgeoise de France.

Vers 14h, la police tente finalement d’embarquer les manifestants dans une violence inouïe, projetant des grévistes au sol et les arrachant de leur piquet. La vidéo choquante de la scène a par la suite fait le tour des réseaux sociaux.

La tentative de délogement sera néanmoins avortée avec l’arrivée notamment d’Eric Coquerel, député France insoumise, qui s’est interposé entre les manifestants et la police. Une intervention qui a freiné la police, craignant une médiatisation de l’évènement. S’en sont suivies des prises de paroles des grévistes, qui ont dénoncé le rôle de la police, une police « au services des riches », et revendiquant encore une fois leurs droits. Les manifestants ont finalement été libérés vers 17h, après 5h à être encerclés et bloqués par la police sur un trottoir. Ils se sont ensuite réunis en Assemblée Générale pour décider des suites de la grève. Une assemblé générale qui fut entourée par une vingtaine de policiers, mais qui a adopté la reconduction de la grève et a à nouveau dénoncé les pratiques policières, qui ont été complices des vigiles et de la direction dans la répression des grévistes.

Un rassemblement est appelé demain midi, soyons nombreux à y être en soutien à la grève, seul moyen de maintenir un rapport de force avec la direction et STN et de gagner la lutte !

Pour soutenir les grévistes : Caisse de grève en ligne.




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