Monde

Ça dévisse…

Les places financières à la baisse après la victoire de Trump

Publié le 9 novembre 2016

Le monde des finances réagit à la baisse à la suite de la victoire du candidat républicain à la Maison Blanche. C’est le peso mexicain qui a le plus plongé depuis l’annonce officielle des résultats, mais le dollar et le pétrole chutent également, alors que l’or se profile comme une valeur refuge

La réaction des places financières internationales a été négative à la suite de l’annonce de la victoire du multimillionnaire Donald Trump, autant de signes que le monde de la finance supportait Hillary Clinton, vue comme la candidate des marches.

Mardi, alors que tout le monde tablait sur une victoire de la candidate démocrate, les marchés avaient emboîté le pas de Wall Street, où le Dow Jones avait gagné 0,40% alors que le Nasdaq engrangeait une avancée de 0,58%. Mercredi, le panorama est tout autre. Les bons du Trésor américain à dix ans, l’une des références pour les marchés, ont baissé de 1,8%.

Dans ce cadre, c’est le peso mexicain qui est la devise la plus affectée par le résultat électoral étatsunien. Il vient de perdre 13% de sa valeur face au dollar, l’une des baisse les plus importantes sur une journée depuis vingt ans.

Lors de l’ouverture des marchés, les premiers à montrer des signes d’inquiétude ont été les bourses asiatiques. L’indice Nikkei a plongé de 919,84 points, à 16.251,54 à la clôture, ce qui représente une baisse de 5,36% pour la bourse de Tokyo. L’activité sur la place financière japonaise a été particulièrement intense avec l’échange de 3.800 millions de titres, soit le double du volume d’échange journalier habituel.

Sur les places européennes, après des baisses qui ont frôlé les 4%, les cours ont tendance à se redresser mais stationnent tout de même peu après midi, heure de Londres, à -2%, avec un solde légèrement positif pour la City.

Le pétrole, de son côté, est à la baisse également. Le prix du baril aux Etats-Unis a perdu 1,09 dollars, et se situe actuellement à 43,88, alors que le baril de Brent, la référence du marché européen, a perdu 1,08 dollars à Londres, la cotation stationnant pour l’heure à 44,96 dollars

L’or, en revanche, valeur refuge traditionnelle des investisseurs, a grimpé de 3%. Il s’agit d’une des réactions des marchés face aux promesses électorales de Trump et de son discours « anti-élites », le candidat républicain menaçant de s’en prendre à la centralité de Wall Street. La hausse du cours du métal jaune est également une réponse au déclin du billet vert.

CT