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Politique

Toujours plus de répression

Les sénateurs Les Républicains s’attaquent au « black bloc »

Ce mardi, les sénateurs Les Républicains ont présenté un texte « choc » visant à réprimer les mouvements sociaux. Fouilles systématiques avant les manifestations, peine de prison pour s'être masqué le visage, les sénateurs de droite laissent libre cours à leurs velléités répressives, sous prétexte de lutte contre le « black bloc ».

Crédit photo : ALAIN JOCARD / AFP

Ce mardi 23 octobre, le Sénat a étudié un texte proposé par Bruno Retailleau et plusieurs sénateurs Les Républicains, visant à museler les contestations sociales sous prétexte de lutte contre les « blacks blocs ».

Reprenant la logique du texte « anti-casseur » de 1970, abrogé par François Mitterand dès son élection en 1981, la proposition de loi des sénateurs Les Républicains peine à dissimuler les velléités répressives de ses auteurs contre l’ensemble du mouvement social. Ainsi, « dissimuler son visage » en manifestation sera, si cette loi est adoptée, passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. Le port de matériel pyrotechnique, comme les fumigènes par exemple, et de fusées d’artifice pourrait coûter jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Mais la droite sénatoriale n’en reste pas là. Ainsi, les députés LR proposent l’instauration de périmètres durant les manifestations, afin de procéder à des fouilles systématiques avant de pouvoir rejoindre un cortège. Une mesure corrélée à la création d’un fichier national des interdits de manifestation qui permettront aux préfets, à l’instar des interdictions administratives de stades, d’interdire quiconque de manifester par le biais d’un simple arrêté.

Prenant le prétexte des incidents du 1er mai, la droite sénatoriale entend criminaliser l’ensemble du mouvement social. Une ligne particulièrement réactionnaire qui vise à gagner des points du côté de de la droite dure. Si les sénateurs socialiste et communiste ont fustigé ces mesures, il est clair que c’est par la rue que nous devons défendre nos droits élémentaires à manifester.




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