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Merci Patron

« Leur faire peur », gros succès de la soirée lancée par François Ruffin

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Crédit Photo : Stef Burlot

Léo Serge et Maryline Dujardin

Mardi 23 février avait lieu la soirée « Leur faire peur », à l’initiative de François Ruffin et de l’équipe de Fakir à la bourse du travail. La tribune était aux luttes du moment et les voix à la convergence pour mettre un coup d’arrêt au climat social délétère qui règne actuellement en France. Alors, « Leur faire peur », mission accomplie ?

Il n’y a pas beaucoup de rendez-vous militants qui font carton plein et qui proposent d’entrée de jeu et à moitié seulement comme une boutade de « voter la révolution ». C’était pourtant la tonalité de ce meeting à la bourse du travail de Paris, mardi 23 février. Organisée par l’équipe du journal picard Fakir, dont le directeur François Ruffin sort ce mercredi le film Merci Patron, cette réunion a vu la salle principale de la bourse du travail se remplir entièrement et même refuser du monde. Il y avait un public nombreux, accompagné de la fanfare invisible qui a ponctué la rencontre de ces chansons militantes.

Dans le public, des figures connues étaient là, notamment Xavier Mathieu, symbole de la lutte ouvrière des Continental, ou encore Gérard Mordillat, réalisateur et écrivain. L’idée était simple : laisser les prises de paroles se multiplier pour favoriser dans le contexte actuel la convergence des luttes, avec également un objectif très concret, celui de trouver une date de manifestation commune à toutes les luttes récentes, notamment celle contre la répression des Goodyear et des autres syndicalistes réprimés. Très vite, la date du 31 mars est proposée pour ne pas prendre le pas sur une date déjà existante et également pour laisser le temps de s’organiser et de rassembler largement. Beaucoup d’interventions se sont succédé ; de syndicalistes combatifs, de la CGT Air France, de la CGT Énergie et de Solidaire-Commerce, Emmanuel de la confédération paysanne sur l’action de la ferme des milles vaches, Geneviève pour la lutte à Notre Dame des Landes. Également un journaliste de Reporterre, Hervé Kemp ; beaucoup comme lui ou Xavier Mathieu ont émis l’idée d’une alliance rouge et vert pour faire combat commun contre un système qui mène à une ruine également écologique.

La parole a ensuite été donnée à Loïc de la compagnie Jolie Môme qui a parlé pour les chômeurs, les intermittents et a rappelé la qualité du film de Ruffin Merci Patron, mais aussi celle du film Comme des Lions, sur la lutte de Psa Aulnay, qui sortira en mars sur les écrans. S’en est suivi un très beau discours de Gérard Mordillat sur la nécessité de prendre le pouvoir mais pas par les urnes, qu’il a commencé par cette citation de Saint-Just : « Un peuple n’a qu’un ennemi dangereux, c’est son gouvernement. »

Les termes de « guerre sociale », le fait d’être « dos au mur », le « eux contre nous » ont ponctué les prises de paroles.

Un public enflammé et électrisé par la combativité des discours, dont le tour est ensuite venu de prendre la parole, pour des interventions qui allaient toutes dans le sens de la convergence des luttes et dans la préparation de l’échéance du 31 mars pour construire une mobilisation d’ampleur.




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