^

Politique

Et de 8 !

« Libertés et territoires », un nouveau groupe à l’Assemblée qui affaiblit la majorité

Ce mercredi, le groupe « Libertés et territoires » a été créé à l'Assemblée Nationale. Rassemblant un ensemble de députés du centre mais aussi les nationalistes corses, ce nouveau groupe témoigne des faiblesses de la majorité présidentielle.

Crédit photo : Assemblée nationale

Et de huit ! Ce mercredi 17 octobre, le groupe « Libertés et territoires », rassemblant des députés du Parti Radical de Gauche, des centristes, trois députés nationalistes corses et des députés La République en Marche ont formé un nouveau groupe à l’Assemblée Nationale. Dans les faits, il s’agit d’un record sous la V° République : jamais un aussi grand nombre de groupes n’avait été représenté dans l’hémicycle.
Si « Libertés et territoires » entendent soutenir la majorité présidentielle, les principales figures de ce nouveau groupe ont affirmé vouloir retrouver une pleine liberté de vote, et ainsi pouvoir s’opposer au gouvernement. Composé de 16 députés, le groupe ratisse au centre gauche et au centre droit, avec quelques figures comme Sylvia Pinel, ex-candidate lors des primaires de la gauche à la présidentielle. Surtout, deux ex-Europe Ecologie les Verts, qui s’étaient ralliés à LREM, ont également rejoint les rangs de « Libertés et territoires ». Tout comme deux députés LREM, M’jid El Guerrab et Jean-Michel Clément.

Bien sûr, la majorité présidentielle est toujours largement majoritaire dans l’hémicycle. Toutefois, ce nouveau groupe indépendant dévoile une série de failles de la macronie. En effet, parmi les « valeurs » mises en avant pour justifier la création du groupe, Philippe Vigier a déclaré que la transition écologique, l’engagement européen, et surtout la « volonté de donner plus de moyens à nos territoires » étaient des points clés. Or, il est évident que le dossier de l’écologie fait écho à la démission -et surtout aux déclarations fracassantes – de Nicolas Hulot lors de sa démission. Quant aux désaccords sur la question des territoires, il semble que cela reflète la réelle déconnexion de LREM, avec une implantation territoriale quasi nulle.

Dans les faits, il s’agit d’un coup dur, sur le plan politique, pour Emmanuel Macron. En ces temps d’instabilité pour le pouvoir macronien, la majorité présidentielle se serait en tous cas bien passé de cette nouvelle péripétie institutionnelle.




Mots-clés

Assemblée Nationale    /    LREM   /    Emmanuel Macron   /    Politique