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Notre classe

Stop à la répression syndicale !

Licencié pour avoir mangé un morceau de fromage

Un salarié qui comptait se présenter aux élections professionnelles pour la CGT, vient d'être licencié par Onet. La raison ? Avoir mangé un morceau de fromage destiné à la poubelle...

En attendant de pouvoir négocier la cause d’un licenciement, comme le laissent présager les ordonnances de la loi Travail XXL, le patronat doit encore justifier ses licenciements. Ou au moins faire semblant... 

Cette fois, l’excuse est la suivante. Yannick, employé par la société Onet pour le nettoyage des vitres d’un hôtel dans le Var, s’est permis de manger un bout de fromage qui allait être jeté. La directrice l’ayant "surpris", il a même proposé de le payer si cela posait un problème. Mais l’occasion était trop belle, pour pouvoir justifier le licenciement d’un salarié qui venait juste de suivre une formation syndicale à la CGT et comptait se présenter aux élections professionnelles à venir. 

Passons sur l’absurdité de la situation consistant à interdire de manger ce qui va être jeté. Cette volonté de licenciement révèle encore une fois que le patronat est à l’offensive pour réprimer tous ceux qui osent contester son autorité. Que ce soit après coup, pour punir ceux qui ont osé se mobiliser contre la loi Travail, ou bien de manière préventive, en vue de faire passer l’autre loi Travail... Briser les militants et les équipes syndicales combatives, notamment CGT (ce qui explique d’ailleurs en partie le léger recul de la CGT en termes de représentativité, dont la presse a fait un tapage sur "la CFDT comme 1er syndicat"...).

La CGT s’est rassemblée pour contester cette décision scandaleuse, et compte soutenir Yannick aux prud’hommes pour "imminence de candidature, discrimination syndicale et licenciement abusif". 

Crédit photo : Le Parisien




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