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Jeunesse

Extrême droite

Lille, Paris, de nouvelles agressions fascistes

A quelques jours de la violente attaque de Montpellier, de nouvelles agressions fascistes ont eu lieu à Lille et Paris.

Ce lundi 26 mars, plus de 250 personnes se sont réunies à la faculté de Lille 2 (sciences juridiques, politiques et sociales) à 18h afin d’organiser une Assemblée Générale. Cette Assemblée Générale, organisée dans le cadre de la mobilisation contre la loi ORE, avait pour revendication « flics, fachos, hors de nos facs », en solidarité avec les étudiants de Montpellier attaqués par une milice d’extrême droite. A l’issue de la discussion, l’Assemblée a dés lors revendiqué la fin des interventions policières sur le campus - qui, comme le montre le cas de Montpellier, ne servent qu’à réprimer les étudiants et ne les protègent pas - ainsi que l’abrogation de loi ORE (Orientation et Réussite des Etudiants).
L’assemblée a par la suite été interrompue par des militants d’extrême droite qui rodaient autour de la faculté et qui ont violemment agressé les étudiants se trouvant devant le bâtiment. Des habitants du quartier sont sortis défendre les étudiants et montrer aux agresseurs qu’ils n’étaient pas les biens venus. Face à cette nouvelle attaque fasciste, les étudiants de Lille 2 ont décidé d’organiser une manif sauvage à 21h30. Ils étaient plus de 150 à manifester de la faculté de droit à la gare, en passant par la place de la république. Plusieurs slogans ont été scandés dont « Flics, Fachos, Hors de nos facs, on répondra chaque fois qu’on nous attaque », ou encore « Du Rail au Mirail, on bloque tout ! » en passant par « Lille 2, première fac de droit révolutionnaire » ainsi que « Solidarité avec les Cheminots ! ».
Dix jours avant, le vendredi 16 mars, ce sont des élèves d’un lycée autogéré de Paris qui s’étaient fait agresser par des militants d’extrême droite du GUD, le Groupe Union Défense. Ces derniers sont arrivés armés de fumigènes rouges et de barres de fer, et se sont mis à scander “Groupe Union Défense”, puis à insulter les élèves. Résultat : des vitres brisées et deux personnes ont été frappés. Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs effectué des saluts nazis dans la cours du lycée. Ce genre d’attaque n’est, hélas, pas rare du tout dans ce lycée situé dans le XVème arrondissement de Paris, un quartier historiquement connu comme un repaire de militants d’extrême-droite.

Dans le contexte actuel, marqué par une déferlante d’attaques fascistes dans les universités, règne un climat d’impunité. En effet, s’il a démissionné de sa fonction de doyen, Philippe Pétel reste pour autant toujours professeur. Face à cela, à un gouvernement qui envoie les flics réprimer les étudiants qui se mobilisent contre le Plan étudiant, à ses relais locaux, ici un doyen d’université, qui n’hésite pas à envoyer des milices fascistes tabasser des étudiants pour les faire rentrer dans le rang, il est important de revendiquer haut et fort que nos facs ne sont pas ouvertes aux flics et aux fachos, et que nous commencions à réfléchir aux moyens et pratiques d’auto défense que nous pouvons mettre en place sur nos universités.




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