Notre classe

De premiers appels qui en appellent d’autres

Loi El Khomri. Des structures CGT appellent à poursuivre le mouvement dès le 17 !

Publié le 10 mars 2016

Après une première journée de mobilisation réussie ce 9 mars contre la loi El Khomri, les organisations étudiantes, ainsi que de nombreuses AG, ont appelé à reprendre le pavé dès le 17 mars. En ce sens, les premières réponses positives d’unions départementales CGT sont de bonnes augures.

Karel Venuvitch

"Proposez la grève aux salariés même pour le 17". Le message de l’union départementale de Gironde est on ne peut plus clair. Dans un communiqué de presse, l’organisation syndicale a précisé que " cette journée [du 9 NDLR] n’est qu’une première mobilisation. D’ores et déjà, elle prépare une journée de grèves et de manifestations massives pour le 31 mars et appelle ses syndicats girondins à organiser des assemblées générales de salariés afin d’emblée de débattre et de proposer toutes les initiatives de mobilisations qui s’intercaleraient avant le 31 mars. La CGT travaille à l’unité syndicale la plus large possible, nécessaire pour l’unité des salariés et des étudiants." Alors que près de 15 000 personnes ont défilé à Bordeaux ce 9 mars, la réponse apporté par la CGT à l’appel des organisations étudiantes va dans le sens d’une massification et de la convergence entre salariés et étudiants.

Mais l’UD 33 n’est pas la seule à appeler à rejoindre les étudiants dans la rue. En effet, la CGT Paris a également apporté une réponse positive pour le 17... mais a exprimé ses velléités "d’action forte" le 24 mars, jour du passage du projet de loi El Khomri en conseil des ministres. Un calendrier fourni donc, avec comme point d’orgue la journée du 31 mars présenté "comme journée de convergence massive, de grèves, de manifestations …"

Le scénario sera-t-il un bis repetita du 9 mars ? En effet, la large contestation sur les réseaux sociaux, puis la prise de position de sections syndicales locales, avaient forcé la main des centrales syndicales à appeler à mobiliser dans la rue le 9, au-delà des seuls étudiants. S’il est encore trop tôt pour le dire, ces premières prises de positions semblent aller dans le sens d’une massification du mouvement et d’une accélération des rythmes. Le fait que l’UD 33 et surtout l’UD parisienne adoptent une position aussi claire sur la question du 17 mars laisse penser que, loin d’être un simple phénomène isolé, la journée du 9 mars pourrait être le premier jour d’une mobilisation de masse et de long terme. Il s’agit maintenant de rendre la plus massive possible cette contestation, qui d’ores et déjà va au-delà de la seule loi travail.