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Politique

Agression fasciste

Lyon. Le GUD de sortie pour casser du gauchiste

Dimanche soir, lors de la soirée électorale, une vingtaine de militants d’extrême droite, probablement du GUD, ont attaqué des militants de gauche descendus sur les places pour parler de l’élection. Une agression fasciste de plus dans la ville de Lyon où l’extrême droite sévit depuis des années.

Crédits Photos : ©LB/Rue89Lyon

Une information vue sur Rue89 Lyon

Rebellyon avait appelé à « prendre la rue » pour ne pas la laisser à l’extrême droite et Nuit debout Lyon voulait profiter de l’occasion de l’élection pour se relancer. Les militants et sympathisants de gauche étaient donc nombreux dans les rues. Les militants d’extrême droite également et ils ont attaqué par surprise un groupe d’une trentaine de personne sur la place Mazagran.

Venue place Guichard en début de soirée pour participer à la soirée organisée par Nuit debout, une trentaine de personnes a voulu continuer les discussions sur une autre place. Militant à gauche et mobilisé dans toutes les manifestations contre la loi Travail et son monde, ce groupe de jeunes ne voulait pas finir sa soirée devant sa télé à regarder les débats déprimants de ce premier tour.

Aux alentours d’une heure du matin, sur la place Mazagran, le groupe est attaqué par des militants d’extrême droite. L’agression a commencé par un grand cri de guerre qui montre que l’attaque était parfaitement préméditée. En cinq minutes, les militants d’extrême droite ont réussi à pourchasser, tabasser, rouer de coups de pied, de casque et de bouteille les personnes réunies pour débattre. Ils ont ensuite pris la fuite sans être interpellés, malgré un déploiement policier massif dans le centre de Lyon.

Selon un des témoins de cette agression fasciste, il est clair que c’est le GUD, groupuscule d’extrême droite implanté dans le centre lyonnais avec un local et deux commerces, qui est à l’origine de cette attaque. Les techniques employées et les slogans tels que « On va vous crever, sales gauchistes », indiquent sans ambiguïté que c’est bien l’extrême droite qui était à la manœuvre dans cette affaire. Le GUD s’est d’ailleurs fait connaître pour des faits de violence à caractère raciste à Lyon en 2015. Ce groupuscule de « gentlemen fascistes » revendique fièrement son caractère raciste et anti-« gauchistes ». Au final, au moins deux personnes ont subi des blessures : crâne ouvert et cuisse entaillée par des bouteilles de verre.

En dépit des dédiabolisations ratées du Front national initiées par Marine Le Pen, le FN reste le FN. La candidate au second tour du parti d’extrême droite entretient d’ailleurs des relations privilégiées avec d’anciens membres du GUD dont Frédéric Chatillon, leur ancien leader. Dans la ville de Lyon, où les groupes d’extrême droite les plus radicaux tels que Génération identitaire, le Parti nationaliste français, un groupuscule pétainiste proche des Jeunesses nationalistes qui sont responsables de la mort de Clément Méric, ou encore le GUD, sont présents, l’extrême droite montre son vrai visage sur fond de poussée électorale.




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