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Politique

Sondage Elabe

Macron plus impopulaire que jamais parmi les classes populaires

Un sondage Elabe pour les Echos, montre que Macron est en chute libre dans les sondages. Et, chose intéressante, ce sont au près des classes populaires que la chute et la plus significative avec pas moins de 7 points en moins pour arriver à 27% d'opinion favorable. Rien d'étonnant lorsque l'on voit la politique anti-travailleurs de Macron qui s'oppose à sa politique pro-riche et pro-patronnat.

Crédits photo : Thomas SAMSON / AFP

Selon un sondage Elabe pour les Echos paru cette semaine, l’on apprend que la popularité de Macron auprès des français chute à 39%. Mais c’est surtout sur la popularité de ce dernier auprès des classes populaires qu’il faut s’intéresser : en effet, celle-ci a chuté de 7 points pour atteindre 27%. Une cote de popularité plus que faible et dont l’écart n’a jamais été aussi important qu’avec la cote de confiance auprès des cadres qui atteint les 65% et ce, depuis le début du quinquennat. Preuve, s’il en fallait encore une, que la politique de Macron se place en faveur des riches que ce soit à travers les avantages fiscaux qu’il permet ou dans les nombreuses attaques sur nos conquêtes sociales.

La communication, dont on pourrait penser qu’il s’agit du point fort du président Macron et de son gouvernement, peine de plus en plus à convaincre. En effet, ces derniers ne persuadent qu’une minorité de la justesse des différentes réformes visant à détruire nos acquis, qu’ils tentent de mettre en place généralement de force à travers les ordonnances. Pourtant, le gouvernement et les médias dominants avancent main dans la main pour rabâcher la prétendue nécessité de ces réformes, décrédibiliser les mouvements et les grève, faire passer la contestation pour de simples revendications égoïstes, etc. Bref, pour le gouvernement qui ne cache même plus de s’afficher dans le camp des plus aisés, tout est bon pour nous diviser et affaiblir la contestation sociale. Cependant, comme tend à le montrer ce sondage, les classes populaires ne sont pas dupes et la contestation semble s’étendre à bien plus qu’à de simples secteurs.

Réforme de l’ISF, création de la Flat Tax, baisse d’impôt sur les sociétés, etc. Quand il s’agit d’offrir sur un plateau d’argent des avantages aux plus riches Macron ne manque pas de créativité. Cependant, ces réformes ont un coût et contrairement à ce que veux faire passer le gouvernement pour une nécessité c’est bel et bien un choix idéologique que de s’attaquer aux moins aisés pour compenser ce coût.
Par ailleurs, même si actuellement les réformes centrales du gouvernement sont concentrées sur la jeunesse et les cheminots, nous voyons bien que la contestation s’étend au-delà de ces deux seuls secteurs et il devient de plus en plus difficile pour le gouvernement de contenir la colère de toute part. A ces attaques visant à détruire nos droits, le service public et privatiser tout ce qui peut l’être s’ajoute un fort mépris des travailleurs.

Les exemples en sont nombreux, comme récemment lors de son passage au CHU de Rouen sa seule réponse aux manques cruels de moyens dans les hôpitaux est qu’« il n’y a pas d’argent magique ». Enfin, quand il s’agit de protester trop fort, la répression ne se fait pas attendre et le gouvernement aura tôt fait de calmer la contestation, protégeant le licenciement de syndicalistes ou réprimant durement les manifestations.
C’est pourquoi il est aujourd’hui plus que question de multiplier les élans de solidarités entre les différents secteurs d’activité et marcher ensemble contre Macron et son projet qui ne vise qu’à enrichir les plus riches.




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