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Politique

Législatives partielles

Macron prend une claque aux législatives partielles face à LR

Comme le laissaient présager les résultats du premier tour, dans les circonscriptions du territoire de Belfort comme dans le Val d’Oise, les candidats de la majorité présidentielle ont été écartés, face à ceux des Républicains. Un vote marqué, comme au premier tour, par un taux d’abstention monstre allant jusqu’à 80 %.

Crédits photo : Reuters

Une abstention record...

Les résultats du premier tour avait marqué le recul des scores de LREM, l’effondrement du PS, l’affaissement du FN, et la poussée de LR. Au premier comme au second tour, l’abstention à cette élection a, de nouveau, été massive : 70 % à Belfort et plus de 80 % dans le Val d’Oise. Un chiffre dans la lignée des résultats des législatives, où les députés ont été élus en moyenne par seulement 22 % des inscrits, allant parfois jusqu’à seulement 10 %. Cette abstention toujours grandissante n’étonne guère dans un contexte où le discrédit de la classe politique est grandissant malgré la « société civile » qui n’est qu’une resaucée de l’ancienne politique.

… qui dessert surtout LREM

Quand bien même Macron a su se renforcer conjoncturellement, l’assise sociale de Macron, élu par une minorité, principalement issue des classes moyennes supérieures et des cadres, a toujours été étroite. Et c’est cette fois-ci au sein même de sa base électorale que sa légitimité semble commencer à se fissurer. C’est ce que paraissent indiquer les chiffres des législatives partielles. Ainsi, l’abstention a principalement desservi les candidats LREM. Si les électeurs LR sont restés globalement fidèles, plus de la moitié de ceux de Christophe Grudler, candidat Modem soutenu par LREM dans le territoire de Belfort, ne sont pas retournés voter. De même, dans le Val d’Oise, Isabelle Quoy-Muller, candidate de LREM, a perdu les deux tiers de son électorat de juin ! Ce n’est pas faute d’avoir tenté de mobiliser de la part de la majorité présidentielle : Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, s’était lui-même rendu au meeting de Quoy-Muller dans l’entre-deux-tours, où il avait appelé « à la mobilisation générale »

Un désaveu de la politique de Macron

Les électeurs de gauche contrairement au second tour des présidentielles ne se sont pas déplacés pour choisir LREM face à « la droite » . Après huit mois de politiques anti-sociales et xénophobes, le vernis progressiste de Macron, qui avait pu convaincre une partie de l’électorat traditionnellement de gauche de voter pour lui, s’écaille. Son projet de loi « Asile et migration » en particulier, qui n’a rien à envier à l’extrême droite dans la chasse aux migrants, dérange chez ceux qui avaient voulu faire « barrage au FN », sans pour autant capter l’électorat de droite, qui préfère toujours l’originale à la copie.




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