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Politique

Un millier de personnes à Toulouse

Manifestation à Toulouse pour la Marche Des Solidarités

Ce samedi a eu lieu une manifestation qui a réuni un millier de personnes pour la marche des solidarités dans le centre ville de Toulouse. Cette marche s'est surtout focalisée contre le projet de loi Macron-Collomb sur l'immigration et pour stopper les violences policières.

©Ian Pinson / Twitter
Ce samedi 17 mars, un millier de personnes se sont retrouvées Place Arnaud Bernard pour manifester durant la Marche des Solidarités. Il y avait une forte présence policière aux abords de la place pour avoir accès au cortège et fouiller et contrôler les manifestants à l’entrée.
Le millier de manifestants a démarré la marche le long de la grande avenue qui mène à L’avenue Jean Jaurès pour finir au monument aux morts qui se trouve près de la préfecture. Les lieux étaient sous protection policière importante pour une manifestation où on pouvait trouver des militants associatifs, des militants de différents parti, des bénévoles et des sans-papiers.
On pouvait compter sur le Nouveau Parti Anticapitaliste, les militants de la France Insoumise, de l’OCML VP ou encore des syndicalistes et militants antifascistes pour être présents ainsi que les militants défendant les kurdes et la résistance d’Afrin qui ont rejoint le cortège.

La présence policière est un aveu clair que le gouvernement souhaite mettre un frein à l’organisation et la solidarité pour les migrants et contre les violences policières. Ainsi on a pu voir des contrôles à l’entrée et à la sortie de la manifestation avec une présence policière dans le métro toulousain. Par ailleurs, était mis en place les rideaux de fer, les représentants de l’ordre étant armées de mitraillettes pour certains d’entre eux et tous les accès pour sortir étant fermés.

La fin de la manifestation s’est faite sous la pluie, au pied du monument aux morts. Les prises de paroles se sont enchaînées. Exigeant la liberté de circulation sur tous les territoires, en France comme ailleurs, ou encore la régularisation de toutes et tous les sans papiers avec un accueil dans la dignité et des hébergements et soins garantie pour les migrants. Bien trop souvent, ces sans papiers fuient les guerres que les États impérialistes mènent à l’extérieur de leurs États. Un représentant d’une association de migrants malades a pris la parole pour exprimer sa peur et son mécontentement du projet de loi Macron-Collomb sur l’immigration qui va aggraver encore plus la situation déjà dramatique de l’accueil des migrants. Il est clair que cette nouvelle loi va compliquer grandement l’accès aux demandeurs d’asiles. La circulaire Collomb donnera même la possibilité aux différents préfets de trier dans les centres d’hébergements.

Les manifestants ont scandé des slogans contre les violences policières qui se sont aggravées ces derniers temps envers les sans papiers à Calais, aux abords des frontières françaises et ailleurs. On pouvait entendre « ce n’est pas les sans-papiers qu’il faut virer, c’est le gouvernement et ses amis rentiers » ou encore « solidarité pour Afrin », « Erdogan assassin, la France complice », « De l’air, de l’air, ouvrez les frontières » ou encore « Première, deuxième, troisième générations, nous sommes tous des enfants d’immigrés ».

Les violences policières sont souvent impunies par la justice et le gouvernement, laissant par là même se développer un environnement des plus difficiles et un climat ignoble pour accueillir les sans papiers. Les sans papiers subissent une violence et un racisme d’état impitoyable qui les mènent dans des centres de rétention présentant des conditions déplorables et les renvoyant par la suite en avion dans leurs pays ou règnent la misère et la mort causées par les guerres qui ont séparés tant de famille et n’épargnent personne.




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