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Argentine

Manifestation monstre à Buenos Aires pour le militant mapuche disparu, Santiago Maldonado

Ce vendredi 1er septembre a eu lieu dans toute l’Argentine une grande mobilisation pour réclamer la réapparition de Santiago Maldonado, jeune militant pro-mapuche enlevé par la gendarmerie le 1er août.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement s’acharne sur les communautés mapuches qui luttent, des deux côtés de la Cordillère, contre les compagnies minières et les grands propriétaires terriens qui s’installent sur ces territoires ancestraux. Le 1er août, près de 90 gendarmes ont débarqué sur le territoire mapuche de Couchamen, tirant à balles réelles et ont arrêté et violemment frappé Santiago, militant pro-mapuche. Depuis ce jour, personne n’a eu de nouvelles de Santiago, et le gouvernement Macri, qui doit assumer la première disparition politique de son mandat, n’a cessé de discréditer la perspective d’une enquête.

De nombreuses manifestations de solidarité se sont exprimées dans tout le pays depuis près d’un mois, à travers des marches de différents secteurs combatifs, et des campagnes de soutien menées par les étudiants de différentes universités.

Vendredi 1er septembre a eu lieu une grande mobilisation dans les plus grandes villes du pays. Dans la capitale, le rassemblement a compté près de 250 000 personnes autour de prises de paroles et d’un concert de différents groupes de musiques solidaires. Les différentes principales organisations du pays, dont le Parti des travailleurs socialistes (PTS), ont répondu présent à l’appel, ainsi que des acteurs de la lutte pour la réapparition de Julio Lopez, militant disparu l’an dernier. Cette nouvelle disparition rappelle les traumatismes de la dictature, comme le démontrait la grande émotion qui se dégageait de la foule notamment durant le discours du frère de Santiago.

De nombreuses manifestations de soutien ont également eu lieu dans d’autres pays, tel qu’en Espagne, au Mexique, au Pérou, ou en France pour exiger la réapparition immédiate de Santiago Maldonado et rappeler la responsabilité du gouvernement Macri dans cet enlèvement.




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