^

Monde

Vendredi 24, devant l’ambassade de Libye, contre l’esclavage

Marchés aux esclaves et traite négrière. Rassemblement de solidarité à Paris

« Des images qui interpellent notre humanité », disait Lilan Thuram à propos de ce grand marché aux esclaves qu’est devenu la Libye. C’est le lot de centaines de migrant-e-s retenu-e-s autant dans les zones contrôlées par les amis de l’impérialisme français que dans les camps aux mains des alliés de l’impérialisme italien.

Les images ont fait le tour du monde et suscité l’effroi. Un premier rassemblement contre l’esclavage a été organisé à Paris, samedi dernier, et un nouveau rassemblement se tiendra, vendredi 24 novembre, à 16h, devant l’Ambassade de Libye, 6 rue Chasseloup-Laubat, métro Cambronne.

La Fédération des Travailleurs Africains en France et en Europe appelle à la mobilisation contre « les esclavagistes et leurs soutiens directs et indirects », dont les gouvernements européens à qui il est demandé « l’arrêt de la coopération sécuritaire avec le gouvernement libyen, l’arrêt des déportations, l’ouverture des frontières, la liberté de circulation et d’installation pour tous ainsi que le respect du droit d’asile ».

« Vendus tel du bétail sur les marchés, voire dans des garages, ces migrants sont privés de toute dignité et sont victimes d’innombrables exactions, tortures, sévices sexuels. Cette situation moyenâgeuse et barbare doit être condamnée avec la plus grande vigueur », poursuivent, dans leur appel, les organisateurs du rassemblement appelé par la FTCR, la Fédération des Travailleurs Africains en France et en Europe, la Coordination des Sans-Papiers 75 , United Migrants, l’Union Départementale CGT de Paris, la Plate-forme panafricaine, Anté À bana, Diaspora Congo B., le Collectif pour la Défense de la République (CDR), l’Association Kolone, la Revue Vacarme, le Club Equité, La Cuisine des Migrants, Ensemble, lAssociation Femmes en Résistance, les Patriotes de la diaspora tchadienne, Togo Debout, le Flam, Paris d’Exil, Africains du Monde, Resome et, bien entendu, le Nouveau Parti Anticapitaliste.

Ce retour aux marchés d’esclaves sur la rive Sud de la Méditerranée est le fruit de la guerre d’agression et de rapine qu’ont mené les impérialistes au nom de la lutte anti-Kadhafi, en 2011, à la suite de laquelle le dictateur a été renversé. C’est l’illustration, également, de la façon dont l’impérialisme français et italien, notamment, se font la guerre, par clans et réseaux interposés, pour le contrôle des ressources pétrolières et gazières du pays, sur le dos des migrants. Cette situation, intolérable, est à l’image de ce système. Les internationalistes du mouvement ouvrier ne sauraient rester indifférents face à une telle barbarie.

Au lendemain du rassemblement devant l’ambassade de Libye du vendredi 24, une AG se tiendra à la Bourse du Travail de Paris, rue du Château d’eau, entre 14h et 18h, pour discuter des suites à donner au mouvement de solidarité.

Crédit photo : David Ramos/Getty Images.




Mots-clés

Impérialisme   /    Racisme   /    Libye   /    Françafrique   /    Monde