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Politique

Après l'affaire Ferrand....

Marielle de Sarnez, ministre des affaires européennes, soupçonnée d’emplois fictifs...comme Marine Le Pen

La nouvelle ministre chargée des affaires européennes, Marielle de Sarnez est visée par une enquête préliminaire ouverte sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement Européen. Celle-ci aurait, tout comme Marine Le Pen et 18 autres eurodéputés, utiliser les indemnités parlementaires pour des activités partisanes.

Marielle de Sarnez, actuelle ministre déléguée aux affaires européennes, est eurodéputé depuis 1999. Elle aurait à ce titre utilisé les indemnités parlementaires pour rémunérer des assistants au niveau national et pour son parti politique, le Modem. L’employée fictive en question, celle que Marielle de Sarnez déclare comme son assistante parlementaire, c’est Philippine Laniesse. Comme le relève le Nouvel Observateur, dans son CV affiché sur sa page personnel facebook, son travail d’assistante parlementaire pourtant revendiqué par la ministre ne figure pas.
Sophie Montel, eurodéputé pour le FN, est à l’origine de cette ouverture d’enquête. Avec le nom de Marielle de Sarnez, l’eurodéputé FN a envoyé à la justice le nom d’une vingtaine d’eurodéputé dont les pratiques seraient peu scrupuleuses. La raison de la colère, c’est évidemment l’enquête ouverte sur la personne de Marine Le Pen, soupçonnée d’avoir elle-même utilisé les fonds européens pour financer les activités du Front National, et qui a refusé de se rendre à une convocation de la justice à ce sujet. La stratégie évidente est celle de montrer que ces pratiques, dont le Front National ne s’est jamais offusqué, sont largement répandues au sein de la classe politique que ces représentants se déclarent « hors système » comme s’enorgueillit le Front National, ou incarnant le « renouvellement » comme voudraient le faire croire la formation d’En Marche les républicains et le gouvernement d’Emmanuel Macron.
Tout en révélant à quel point le FN est un parti bourgeois comme les autres, qui détourne de l’argent public à des fins privées, cette dénonciation brise le masque de moralisation dont voudrait se parer le nouveau gouvernement. Après l’affaire Richard Ferrand, porte parole du gouvernement accusé d’avoir permis à sa femme de réaliser une opération immobilière frauduleuse, voilà le tour de la ministre des affaires européennes qui est accusée d’avoir détourner des fonds publics.




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