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Jeunesse

Le retour des maur-racistes

Marseille. L’Action Française casse la gueule des lycéens

Le jeudi 4 mai au matin, les militants de l’Action Française, un groupe monarchiste d’extrême droite, sont allés diffuser leurs idées nauséabondes devant un lycée de Marseille. Un lycéen s’est opposé à leur présence, au point que les militants l’ont frappé à coup de casques.

Une agression politique d’un lycéen de 17 ans

Ce jeudi, les militants de l’Action Française (AF) Provence faisaient une diffusion de tracts devant le lycée Périer dans le 8ème arrondissement de Marseille. Pour rappel, le groupe prône un retour à la monarchie, adule Jeanne d’Arc et la « Divine Providence », se réclame du nationalisme intégral de Charles Maurras et se caractérise par sa violence, tant dans les discours que dans les actions. Devant ces porteurs de haine réactionnaires, un lycéen aurait arraché une affiche du groupe, qui s’en est aussitôt pris au jeune homme, lui assénant coups de poing et coups de casques, envoyant le lycéen à l’hôpital avec 10 points de sutures, 7 à l’arcade sourcilière et 3 à l’oreille. Devant l’intervention du CPE du lycée, les militants se sont enfuis en courant. Le groupe a expliqué sur Facebook qu’il s’agissait de diffuser leurs idées, «  réponse intelligible aux appels des antifascistes à bloquer les établissements  ». Ils décrivent aussi « un accueil tendu », déclarant qu’ils ont «  répondu avec fermeté aux agressions pitoyables de la bourgeoisie, pseudo communiste et révolutionnaire, de quelques lycéens en manque d’adrenaline et d’insolence.  » Derrière des phrases aussi vides de sens, il faut juste entendre : « quelqu’un ne voulait pas du retour du roi, on l’a frappé à coups de casques de motos ».

L’AF se spécialise-t-il dans le déblocage des lycées ?

L’Action Française s’était déjà fait remarquer il y a quelques semaine pour avoir débloqué le lycée Louis Le Grand, dans le 5ème arrondissement, bloqué pour affirmer le « ni le Pen ni Macron ». Armés de casques et de gants renforcés, aidés de la police, ils avaient tout simplement dégagé les lycéens qui avaient choisi de signifier leur envie de s’abstenir au second tour. Si leur force est pour l’instant assez faible, elle est en quelque sorte une des faces les plus extrêmes de la « fachosphère » qui gravite autour de Marine Le Pen.




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