Politique

Communiqué du NPA

Marseille. Le délit d’opinion fait son grand retour

Publié le 11 juillet 2016

Il semblerait que depuis quelques temps, Valls ait décidé de puiser dans l’arsenal autoritaire ! Non content de porter chaque jour un peu plus atteinte au droit de manifester, voilà qu’il a visiblement donné des consignes très claires quant à la simple expression d’une opinion politique ! Très récemment, Fadéla (Marseille) a fait les frais de cette nouvelle marotte gouvernementale. Après avoir été violemment interpellée lors d’une visite de Bernard Cazeneuve, en début de semaine dernière, notre camarade a essuyé une première nuit de garde à vue. Avoir scandé "P comme pourris, S comme Salauds, à bas, à bas le parti socialo" est donc devenu un délit tellement grave qu’une nuit n’y aura pas suffit ! La voilà convoquée à nouveau mardi 12 juillet, pour la même histoire, et pour visiblement se voir signifier une nouvelle garde à vue ! Le délit d’opinion est généralement fréquent dans les régimes totalitaires, il est donc interrogeant de le voir exploser en France... Cet acharnement contre des militant-e-s, au seul motif de leur volonté farouche à exprimer un positionnement politique clair est inadmissible ! La criminalisation de la lutte pour un monde plus juste doit cesser ! Le NPA affirme son soutien total à Fadéla et à tous les autres militant-es victimes des pratiques répressives mise en oeuvrent par ce gouvernement, pour qui plus que jamais l’ennemi est loin d’être la finance.

Montreuil, le 9 juillet 2016