^

Politique

Toujours pas de plan de bataille...

Martinez à Matignon : La direction de la CGT tente une justification

Ce mercredi 5 octobre, la CGT a publié un communiqué intitulé « La CGT refuse de négocier la régression sociale ! » Pourtant, face à un Macron qui a ré-affirmé qu'il ne changera rien à sa politique, la centrale syndicale indique vouloir participer aux négociations « sur la base de [ses] propositions ».

Crédit photo : BERTRAND GUAY/AFP

Alors que la colère est palpable dans une partie des structures CGT suite à l’appel de Martinez à négocier avec le Medef, c’est un communiqué au titre combatif qui a été publié par la confédération ce 3 octobre. Intitulé La CGT refuse de négocier la régression sociale !, ce communiqué se veut une réponse pour endiguer toute polémique suite à la décision de Martinez d’accourir à Matignon pour négocier le dossier de l’assurance chômage.

La majeure partie du texte revient sur les éléments de régression sociale de la réforme de l’assurance chômage, et affiche la ligne d’opposition de la CGT sur ce dossier. Cependant, c’est la conclusion qui a de quoi surprendre :

« Il n’est évidemment pas question pour la CGT de négocier à la baisse les droits des chômeurs. Nous refusons le principe et le contenu de la lettre de cadrage et nous avons l’intention de négocier sur la base de nos propositions. Nous proposons donc de commencer la négociation en annonçant que nous refusons de nous inscrire dans la lettre de cadrage du gouvernement et que nous rechercherons l’unité syndicale pour aller dans ce sens ».

S’il est évident que Macron, dans cette période de crise, a choisi de renouer avec une forme de dialogue social, le « président des riches » a aussi précisé qu’il ne changerait rien à sa politique. C’est à dire d’avancer vite et de taper fort, sans lâcher sur les aspects centraux de ses contre-réformes anti-sociales.

Face à un Macron qui, malgré ses contradictions, cherche à poursuivre sur la lancée de sa première année de quinquennat, la stratégie des directions syndicales d’accourir à Matignon ne peut offrir aucune garantie aux travailleurs pour la défense de leur droits sociaux. La seule ligne possible consiste à rompre toute négociation avec ce gouvernement au service des plus riches, et de préparer la contre-offensive dans la rue pour stopper Macron. Aller à Matignon, quelque soit le degré de « radicalité » du discours, consiste objectivement à renforcer le président des riches dans sa quête de casse sociale généralisée.




Mots-clés

négociations   /    Philippe Martinez   /    Emmanuel Macron   /    CGT   /    Syndicat   /    Politique