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Politique

Mobilisation contre Macron

Martinez et Mélenchon : une rencontre… pour un plan de bataille commun ?

Les leaders de la France Insoumise et de la CGT ont convenu de se rencontrer ce mercredi 6 septembre. Face aux attaques de Macron, un plan de bataille commun entre les organisations qui luttent contre la loi travail est indispensable.

On les disait en froid. Mélenchon et Martinez vont finalement se rencontrer ce mercredi 6 septembre à l’Assemblée Nationale pour discuter de comment mieux articuler les dates du 12 et du 23 septembre. Mélenchon, qui n’avait même pas parlé du 12 septembre dans son discours de rentrée, confirme donc finalement qu’il y sera présent et appelle à y participer. Ce matin, sur BFM-TV, le leader de LFI a même appelé les organisations syndicales à participer à sa manifestation et qu’il trouverait ça « magnifique ».

Un pas dans le bon sens et surtout un début de changement de position de la part de la FI. Car, n’en déplaise à Mélenchon, la date du 23 septembre, appelé par-dessus les organisations syndicales apparaît bien comme un obstacle à la préparation du 12. D’autant plus qu’il s’agit d’une simple manifestation appelée par FI, et pas d’une journée de grèves, de blocage et d’actions, qui sont les plus à même de mettre à mal le gouvernement et ses ordonnances.

Mais c’est un pas qui est loin d’être suffisant. Plus qu’une « articulation » entre les deux journées, ce dont ont besoin les travailleurs face aux attaques de Macron, c’est d’un vrai plan de bataille commun sur la durée qui permette de faire plier le gouvernement. D’autant plus que Fabrice Angeï, un dirigeant de la CGT, assure « qu’après le 12, il y aura une nouvelle date dans la semaine qui suit, voire une poursuite de la grève le 13 dans les secteurs les plus mobilisés ».

Mélenchon lui, continue de souffler le chaud et le froid. D’un côté, il se dit « prêt à me mettre derrière la bannière des syndicats s’ils s’accordent entre eux pour me proposer un rendez-vous » mais conditionne la suite de la mobilisation à une réussite de sa manifestation : « Si le 23, on a une déferlante, nous continuerons ».

Alors même que la commission exécutive de FO vient de publier un communiqué qui tranche avec les positions conciliantes de Mailly, et que l’organisation pourrait fournir des rangs plus importants que prévus pour la journée du 12 septembre, l’heure est bien à l’unité et la mobilisation générale. Un 12 réussi, ce serait le premier pas indispensable pour créer une mobilisation capable d’inverser le rapport de forces.




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