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Politique

Baisse des APL

Mépris d’une députée En Marche : « Si à 18 ans vous commencez à pleurer pour 5 euros… »

Claire O’Petit, députée En Marche, a fait preuve d’une arrogance sans pareil dans le Huffington Post, envers les jeunes touchés par la baisse annoncée du montant des APL.

Au micro du Huffington Post, Claire O’Petit, députée En Marche (ex Modem, et ex-chroniqueuse à RMC dans l’émission « Les Grandes Gueules »), justifie l’injustifiable et l’injuste avec un discours plein de l’arrogance de nos classes dirigeantes.

D’emblée, la justification se fait menace : « C’est ça, ou on augmente les impôts ». La députée continue : « Les étudiants qui touchent les APL touchent aussi une bourse normalement, et c’est très bien » ce qui ne convaincra pas les nombreux étudiants qui n’ont que l’APL pour tenter de boucler la fin du mois et rien d’autre.

Et finalement, le mot est lâché :

« Mais bon sang, allez voir ailleurs… Ça va messieurs dames ! Si à 18, 19, 20 ans, 24 ans, vous commencez à pleurer parce qu’on vous enlève cinq euros, qu’est-ce que vous allez faire de votre vie ? […] C’est long, ça va être difficile ! »

On retrouve ici le mépris de ce gouvernement En Marche pour « ceux qui ne sont rien » qu’on menace avec l’allure tranquille (et un salaire de 7000 euros) que ce seront eux tout de même qui vont devoir se serrer la ceinture et subir la précarité.

Un conseil retentit fortement dans la vidéo de cette députée En Marche : « Faites bien le calcul si vous êtes étudiant ! » Mais ceux qui ne sont rien peuvent facilement faire le calcul quand on leur annonce que l’Impôt sur la Fortune va baisser. On calcule très bien que ceux qui vivent aisément sont ceux qui seront favorisés par l’État (les économies sur nos APL amortiront peut-être cette aide supplémentaire pour les plus riches ?). On calcule très bien qu’une mesure sur le prix du logement, principal facteur de précarité, serait véritablement effectif pour aider les plus démunis. On calcule très bien que les député-es (comme Claire O’Petit), avec leurs salaires (leurs absences et leurs fraudes assistantes-parlementaristes continuelles) pourraient mettre la main au porte-monnaie au salaire (minimum) de plus de 7000 euros par mois ! Et on se passerait bien de leur suffisance pour nous expliquer que nous sommes des pleurnichards si on tente de faire ce calcul !

Assez de ces gouvernements qui permettent au patronat de mieux se gaver sur le dos des jeunes, des retraité-es, des travailleur-ses, des chômeur-ses, des précaires, bref, de ceux que le gouvernement persiste à traiter comme des moins que rien. Ce n’est pas à nous de payer leur crise !




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