Notre classe

Loi El Khomri, répression antisyndicale, grèves et blocages

Mickael Wamen : « Valls ferme ta gueule »

Publié le 28 mai 2016

Philippe Alcoy

Vendredi 28 mai lors du rassemblement en soutien aux salariés d’Air France, où 2.000 personnes ont exprimé leur solidarité, Mickael Wamen de la CGT Goodyear Amiens a pris la parole pour parler de la répression qui s’abat sur lui et ses camarades mais aussi de la lutte contre la Loi Travail. Il a eu des mots très durs contre le gouvernement, notamment le premier ministre Manuel Valls.

Ainsi Wamen a déclaré dans son discours : « ça fait du bien de se retrouver une nouvelle fois pour venir dire combien on est solidaire non seulement des camarades d’Air France mais de tous ceux qui aujourd’hui subissent cette attaque en règle d’un gouvernement qui est complètement à la rue… ».

Wamen a ensuite fait le parallèle entre la répression qu’eux mêmes subissent et la loi Travail. Pour lui la Loi Ek Khomri est une loi qui s’est appliquée dans toute l’Europe et qui « partout où elle est passée a fait des centaines de milliers de suppressions de postes ». Pour l’illustrer il a pris leur propre exemple : « nous les Goodyear en sommes l’exemple type. Non seulement parce qu’on veut nous mettre en taule et parce qu’on se bat pour ne pas y aller, mais parce que ce Code du Travail qui est sensé nous protéger (…) n’a pas empêché la fermeture de notre usine et [que] plus de 1145 salariés [se retrouvent] aujourd’hui au chômage ».

Il a également dénoncé le gouvernement et s’est notamment attaqué au premier ministre Manuel Valls : « ce gouvernement est illégitime avec un premier ministre qui veut nous donner des leçons de démocratie alors que lui veut gouverner et que dans son propre camp il n’avait fait que 3% [lors des primaires socialistes pour l’élection présidentielle de 2012]. Alors il va faire une chose : fermer sa gueule et se barrer ! ».

Il a fini en renouvelant l’engagement des ex salariés de Goodyear Amiens auprès des travailleurs d’Air France et en invitant tout le monde à se rendre à leur procès en seconde instance en octobre prochain : « on sera ici une nouvelle fois en septembre aux côtés des camarades d’Air France. J’espère que vous viendrez nombreux les 19 et 20 octobre à Amiens car si on est condamné, vous êtes condamnés ! ».