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Jeunesse

On lâche rien !

Mirail. Répression policière imminente ? L’AG personnels-étudiants répond en reconduisant le blocage

Ce mercredi, les étudiants et personnels mobilisés du Mirail apprenaient que le tribunal administratif statuait pour le déblocage du Mirail, et que son nouvel administrateur Richard Laganier encourageait lui aussi une intervention policière. Une assemblée générale s’est tenue aujourd’hui, avant une journée de mobilisation.

Hier, le tribunal administratif de Toulouse rendait son verdict : il en appelait à la préfecture pour déloger les étudiants qui occupent la fac. C’est le syndicat de (l’extrême-)droite UNI (qui ne représente personne sur l’université) qui avait déposé plainte contre l’occupation. Richard Laganier, administrateur provisoire de l’université depuis que la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Vidal, l’a mise sous tutelle, a sauté sur l’occasion pour en appeler lui aussi à un déblocage par « les forces de l’ordre » dans les plus brefs délais.

Hier soir, ce sont donc une centaine d’étudiants et de personnels qui sont allés renforcer l’occupation de la fac : une façon de montrer qu’ils ne céderaient pas face à cet énième intimidation de la justice, relai des volontés affichés du gouvernement de réprimer violemment toutes les contestations.

« Le seul cas où j’accepte que les policiers et CRS rentrent dans les facs : c’est s’ils sont en reconversion professionnelle. », un étudiant du Mirail

Lors de l’assemblée générale qui se tenait aujourd’hui à 10h et qui a rassemblée environ 600 étudiants et personnels, c’est un appel général à rester mobilisés qui a été lancé. Alors que Macron, « leader du marché libre », vient juste de faire un nouveau cadeau aux plus riches via la suppression de l’exit tax de 800 millions d’euros, a été mis en avant le manque de moyens pour les universités et pour les services publics en général, ce qui constitue un choix politique contre notre classe.

Alors que le gouvernement, l’extrême-droite, la justice et les flics tentent de faire marcher au pas la jeunesse, l’AG du Mirail a décidé de répondre à cette nouvelle attaque par un passage à l’offensive. Le 16 pour tous a été voté, car cela correspond à une revendication réelle du côté des enseignants s’opposant à la loi ORE. Mais c’est aussi le blocage d’un autre bâtiment de la présidence qui a été voté ! Menacer d’une expulsion, les étudiants et personnels contre-attaquent en amplifiant leur action.

Si il y a nécessité de se défendre face à l’envoi de flics pour réprimer les étudiants, il est néanmoins central de ne pas rester replié sur soi et isolé. L’occupation a du sens non pas en tant que fin en soi mais quand celle-ci permet de construire la mobilisation à plus large échelle. C’est aussi dans la rue, auprès des autres secteurs en lutte que la mobilisation doit se construire en faisant des démonstrations de force de notre détermination.

Ainsi, c’est vers un rassemblement en centre-ville que l’AG s’est par la suite dirigée, aux côtés de cheminots et de la fonction publique. Tout un cortège composé de lycéens, d’étudiants mais aussi de personnels sont partis vers la gare, avec comme message : « Du rail au Mirail, grève générale ! ».

A 18h, un rassemblement de soutien au Mirail est appelé devant la préfecture de Toulouse. Si le 20 mars, l’intervention policière avait finalement été repoussée, c’est bien grâce au soutien massif que le Mirail avait reçu de la part de nombre d’universités et d’organisations politiques, syndicales et associatives, et c’est de ce soutien dont l’université a encore besoin aujourd’hui !




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