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Jeunesse

Répression antisyndicale

Montpellier. La direction de l’université Paul-Valéry réprime le SCUM, syndicat combatif

À une dizaine de jours de la mobilisation nationale du 1er février contre la réforme de l'entrée à l'université, l'administration de Paul Valéry a décidé de frapper le syndicalisme étudiant à travers le SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier), en le privant de local.

Les réactions ne se sont pas fait attendre, laissant espérer que l’unité ainsi réalisée (voir le communiqué de soutien intersyndical) trouvera son prolongement dans le combat contre le projet "Parcoursup".
Le NPA34 affiche son soutien entier au SCUM face à cette répression.

Communiqué du Comité Jeunes du NPA34 : soutien aux camarades du SCUM, réprimés par l’administration de l’UM3.

L’administration de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 a décidé d’expulser, à partir de mercredi 24 janvier, le SCUM - Syndicat de Combat de l’Université de Montpellier - de son local. La raison invoquée est l’incitation au tabagisme lors d’une campagne demandant la mise à disposition d’une salle de restauration chauffée disposant de micro-ondes pour les étudiants.
L’administration prétend se soucier ainsi de la santé des étudiant.e.s, des personnel.le.s administratifs et des enseignant.e.s. Pourtant, par exemple, rien n’est fait pour régler le problème des salles de la faculté qui ne sont pas chauffées, ou qui le sont très mal (par exemple les amphis A-B-C).
Derrière le prétexte choisi par l’administration pour expulser le SCUM se cache avant tout la volonté de réprimer durement une organisation qui se bat actuellement contre les projets de casse de l’enseignement supérieur, de la mise en place des capacités d’accueil en licence jusqu’au plan Vidal, en passant par la sélection en master.
Cette décision est une remise en cause du droit démocratique des étudiants à pouvoir s’organiser et à militer sur la fac. En effet, le SCUM est à l’offensive : il a dernièrement occupé la salle du Conseil d’Administration afin d’obtenir l’inscription d’étudiants « sans fac » refusés en licence et en master, et il a dénoncé publiquement la politique de la direction de l’université concernant des cas de harcèlement sexuel.
Il est essentiel que les étudiants puissent s’organiser au sein de leur fac afin de faire valoir leurs droits contre une université toujours plus au service du patronat. Nous devons opérer une convergence contre la répression opérée par l’UM3, et soutenir le SCUM contre l’expulsion de son local.
Le NPA Jeunes 34 apporte son soutien plein et entier au SCUM, et incite les étudiants et les personnels à être présents au rendez-vous donné par le syndicat ce mercredi 24 janvier à 14h devant le local du SCUM (Maison des Etudiants de l’UM3).
Source : site du NPA34




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