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Jeunesse

Après la mise en examen de Pétel et Coronel

Montpellier. Marche pour la justice à la fac de droit, sous le signe de l’antifascisme

En réponse à l’expulsion fasciste de la fac de droit jeudi dernier, une marche organisée par le comité de mobilisation de cette même université avait lieu ce vendredi 30 mars au départ du parvis de la fac de droit. Au moins 300 personnes ont répondu à l’appel.

Désormais médiatisées, les violences commises dans un amphithéâtre de la fac de droit de Montpellier jeudi dernier ont fait parler d’elles. Mais si le doyen et un enseignant directement impliqué dans les violences ont été mis en examen, le reste des participants à cette descente fasciste n’ont toujours pas été mise en cause dans cette affaire, pas plus que la police qui, d’après de nombreux témoignages, a couvert la sortie du groupuscule d’extrême-droite en l’exfiltrant par l’arrière des bâtiments.

Du fait de cette situation, le comité de mobilisation de l’université de droit, ainsi que des personnels et enseignants, s’opposent à la réouverture de l’université, prévue le 3 avril après une fermeture administrative. Où l’on peut rappeler que des groupuscules d’extrême-droite gravitent et essayent de se faire une place dans les mouvements d’opposition aux blocages des universités, comme on l’a vu dans d’autres lieux de mobilisation dans le reste de la France.

« Siamo tutti antifascisti », « Pétel fasciste, police complice » , « tout le monde déteste la sélection » sont quelques uns des slogans entendus lors de cette marche, qui a traversé le centre-ville montpelliérain. Différentes organisations syndicales et politiques étaient présentes, les différents comités de mobilisation qui rassemblent les étudiants et personnels des universités de la ville, et enfin des personnes solidaires des victimes de l’évacuation, étaient présents pour demander que la justice soit faite à propos de l’attaque qui a eu lieu cette nuit-là.

Alors que le mouvement étudiant de contestation contre les différentes réformes du gouvernement s’amplifie, sur Montpellier et ailleurs, la vigilance face à ces attaques de l’extrême-droite, ainsi que la répression des administrations et de la police, qui visent à casser les mobilisations, doit rester essentielle. La semaine prochaine, les cheminots entrent dans un mouvement de grève : la convergence entre les différents secteurs, et évidemment les étudiants, est plus que nécessaire pour créer le rapport de force face au gouvernement, et tenir tête aux différents ennemis des contestations sociales.




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