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Construire la convergence

Montpellier. Un 3 avril réussi et une première "AG inter-luttes" rassemblant étudiants et cheminots

En cette première journée de mobilisation des cheminots depuis l'annonce du calendrier - à laquelle se sont se sont joints de nombreux autres secteurs - réussie au niveau national, la mobilisation sur Montpellier est également un succès notamment à travers la convergence de différents secteurs et l'organisation d'un premier cadre de rencontre interprofessionnel et intercatégoriel en fin de mobilisation.

Le premier rendez vous de la journée à 7h30 devant la faculté de droit était appelé par le comité de mobilisation afin de protester contre la réouverture de la fac suite à l’ attaque subie alors que certaines des personnes mises en cause sont toujours en poste lors de cette reprise. Il s’agit principalement d’exprimer le refus que des élèves soient obligés de suivre des cours avec des professeurs mis en cause par les victimes de l’agression.

Un important dispositif de sécurité avait été mis en place afin de permettre la réouverture et filtrer les étudiants et certains personnels en fonction de leur proximité avec les militants et opposants à la sélection. Malgré la démission du doyen Pétel, l’administration de l’université de Montpellier continue dans ses dérives autoritaires en refusant de fait l’accès à la faculté. Un nouvel élément s’ajoute d’ailleurs à l’affaire avec la révélation ce matin par Mediapart de menaces de la police à l’encontre de témoins, scandale de plus qui confirme une fois encore la collusion entre les pouvoirs publics et la milice fasciste, justifiant d’autant plus l’opposition à la réouverture. Ce dispositif de sécurité était par ailleurs effectué par les mêmes agents de sécurité incendie présents et immobiles le soir de l’attaque, appuyés par une ligne de CRS équipés.

Les cheminots au rendez vous

Comme un peu partout en France dans un contexte historique de mobilisation, une AG cheminote d’une centaine de personnes avait lieu à Montpellier pour débattre des de la mobilisation.

Une délégation étudiante a pu se rendre en observateur à l’AG, pour exposer leur revendications et insister sur le fait que cette attaque contre l’Université concerne l’ensemble des travailleurs notamment à travers l’accessibilité aux études supérieures de leurs enfants qui est en jeu.

L’ensemble des interventions est revenu à plusieurs reprises sur l’importance des attaques de Macron, et l’assemblée a voté à l’unanimité moins 1 la reconduction de la grève jusqu’au lendemain. L’ensemble des syndicats locaux présents ont défendu le calendrier de l’inter fédérale (deux jours de grève sur cinq). Cette position semblait faire l’unanimité chez les cheminots présents à l’AG, pour l’instant.

La convergence pour mot d’ordre

Dans la continuité du premier rendez-vous à la fac de 7h30, les différents groupes étudiants, lycéens, personnels et enseignants mobilisés des différentes université montpellieraines se sont retrouvés à onze heures devant cette même faculté pour former un cortège en vue de la mobilisation prévue à quatorze heures. Après avoir défilé dans le centre ville, ce cortège s’est rendu au point de rendez vous fixé par l’intersyndicale devant la gare pour se joindre aux cheminots et autres secteurs en luttes. Les cortèges se sont regroupés pour battre le pavé dans le centre ville et se retrouver pour les prises de paroles.

A la demande du comité de mobilisation de l’université Paul Valery (toujours bloquée), une « AG inter luttes » a été organisée, afin de rassembler des travailleurs des différents secteurs, les étudiants et personnels de l’enseignement supérieur, les précaires et les chômeurs. De nombreuses interventions, notamment celle d’un cheminot ont rappelé la nécessité de se coordonner pour créer un rapport de force en mesure de faire reculer le gouvernement. L’organisation d’une nouvelle assemblée inter-luttes est prévue le 12 Avril. Si ce cadre est intéressant pour créer des liens, il reste embryonnaire et ne regroupe pour l’instant pas de travailleurs au delà de quelques syndicalistes.

La convergence reste donc à construire, notamment entre cheminots et étudiants, secteurs à la pointe de la mobilisation nationale et montpellieraine. Face à la politique de Macron, à la répression et aux bandes factieuses, faire front est un impératif.




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