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Violences policières

Mort d’Angelo Garand : deux membres du GIGN mis en examen

Le 30 mars dernier, Angelo Garand, 37 ans, a été abattu de 7 balles dans le dos. La famille réclame la justice et la Vérité : nous relayons l'article de La Rotative, sur la mise en examen de deux gendarmes.

Près de six mois après la mort d’Angelo Garand, tué par des membres du GIGN venus l’interpeller à Seur (Loir-et-Cher), deux des gendarmes impliqués ont été mis en examen.

Deux gendarmes de l’antenne du GIGN de Tours impliqués dans la mort d’Angelo Garand ont été mis en examen ce lundi 25 septembre pour « violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». D’après la dépêche AFP, les deux gendarmes « ont été laissés libres, sans mesures de sûreté ». Le procureur de Blois, Frédéric Chevallier, précisait qu’il n’y avait pas d’éléments nouveaux dans l’enquête.
Angelo Garand a été tué le 30 mars dernier, quand une vingtaine d’hommes en tenue d’assaut sont venus l’interpeller au domicile de son père. Incarcéré à la prison de Vivonne, il avait bénéficié d’une permission suite à laquelle il n’avait pas réintégré la taule. Dès le lendemain de sa mort, ses proches avaient dénoncé « une exécution », et réclamaient que la lumière soit faite sur les conditions de l’intervention. La famille avait vu débarquer des gendarmes cagoulés, mitraillettes au poing, dans l’enceinte de la ferme. Après s’être réfugié dans une remise sans issue, Angelo avait été abattu de plusieurs balles.

Comme le soulignait récemment l’ACAT, « les enquêtes judiciaires mettant en cause des membres des forces de l’ordre ne permettent pas de garantir l’impartialité nécessaire à la prévention de l’impunité », et les faits de violence policière « donnent très rarement lieu à des sanctions effectives » [1]. Néanmoins, la mise en examen des deux gendarmes près de six mois après les faits constitue un signal positif.

La famille Garand, qui a constitué un collectif « Vérité et justice pour Angelo », appelle à un nouveau rassemblement devant le tribunal de Blois ce samedi 30 septembre à 15 heures [2].

[1]Voir le dossierViolences policières : brisons le silencesur le site de l’ACAT.

[2]Voir6 mois après, seconde Marche à Blois pour Angelo Garandsur le site du collectif D’Ailleurs Nous Sommes d’Ici37.




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