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Politique

« L’Ordre Républicain » en action

NDDL : les premières condamnations sont en train de tomber

Ce week-end, dans la continuation de l’opération militaire extrêmement violente qui dure depuis lundi 9 avril pour expulser les habitants de la ZAD, presque une vingtaine de personnes se sont faites interpeller et trois d’entre elles ont déjà été condamnées.

Crédits photo : J.-F. MONIER/AFP

Lundi 9 avril, dans un contexte de luttes sociales et afin de montrer sa volonté inflexible et sa capacité d’action, Macron donnait l’ordre d’évacuer manu militari les occupants de Notre-Dame-Des-Landes. Son but : faire plier les militants zadistes qui ont mené jusqu’à aujourd’hui une bataille victorieuse contre le gouvernement en réussissant à faire arrêter le projet de construction de l’aéroport et à habiter la zone depuis plusieurs années.

Ce lundi-là une opération policière d’expulsion des habitants et de destruction des logements s’est mise en marche en déployant 2.500 gendarmes et quelques blindés pour déloger 250 personnes. Le bilan de cette opération d’expulsion est, à l’heure d’aujourd’hui, d’une trentaine de lieux de vie détruits et plus d’une centaine de blessés par des tirs de flashballs, de grenades explosives et de lacrymogènes.

En plus de l’offensive militaire : l’offensive judiciaire

Insatisfait avec ce bilan et en dépit d’avoir annoncé un arrêt de l’opération policière le jeudi 12 avril, le gouvernement a non seulement maintenu l’intervention des gendarmes, mais il a en plus ouvert un nouveau front de répression visant à casser la résistance des militants de la ZAD : le front judiciaire.

Dimanche dernier, 9 personnes ont été interpellés au total dans la zone de Notre-Dame-des-Landes. Deux d’entre elles ont été placées en garde à vue, trois sont passées en comparution immédiate ce mardi devant le Tribunal Correctionnel de Nantes pour des « violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et les quatre autres, pour des « violences aggravées ».

Le gouvernement, en plus de réprimer frontalement les zadistes, a aussi pris comme cible leurs soutiens, avec notamment la répression des manifestations, comme celle organisée à Nantes ce samedi 14 avril. Au total, 9 autres personnes se sont faites interpeller lors de ce rassemblement.

Parmi ces 9 personnes interpellées, trois d’entre elles ont d’ores et déjà été condamnées ce lundi 14 avril à 5 ou 6 mois de prison avec sursis pour « violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». Trois autres, qui seront jugées fin mai, ont été laissées en liberté sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès. Une autre est maintenue en détention dans l’attente de ce même procès fin mai. Les deux autres interpellés sont des mineurs de 15 ans qui ont été mises en examen « pour des faits de participation à un attroupement malgré sommations ».

Macron est en train de mettre en place l’appareil répressif qui accompagne et renforce toujours les violences policières : l’appareil judiciaire.




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