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Université de Nantes en lutte

En cas d’examens sous présence policière, des syndicats appellent "les collègues à se mettre en grève"

Les sections syndicales SNESup-FSU et SUD Éducation demandent l'annulation des partiels, rappellent leur opposition à la tenue des examens sous présence policière en appelant à se mettre en grève en signe de protestation. Nous relayons leur communiqué ci-dessous.

Les sections syndicales SUD Éducation et SNESup-FSU ont recueilli différents témoignages et ont été elles-mêmes témoins des conditions de déroulement des examens depuis le début de la semaine. Nous avons constaté avec effroi les violences policières commises sur des étudiant-e-s mobilisé-e-s pacifiquement, et le fichage systématique de ces dernier-e-s.

Nous avons également été alerté-es sur des agissements inacceptables de la part de membres de l’équipe présidentielle et de l’administration : intimidations, prise de photos, fouilles, menaces de conseils de discipline, d’expulsion de l’université, ... Tous les étudiant-e-s subissent les conséquences néfastes de cette situation scandaleuse.

Partant de ce constat, nous déclarons que les conditions ne sont pas réunies pour que les examens se déroulent normalement. Cette situation de violences découle directement de l’incapacité de la présidence à organiser un vrai débat démocratique sur l’atteinte grave à la mission de service public de l’université que contient la loi ORE.

Nous demandons donc :

- l’annulation des examens terminaux comme cela a été fait dans d’autres universités (Lyon II par exemple),

- une audience d’urgence avec le président avant vendredi soir dernier délai.

Nous rappelons notre opposition à la tenue des examens sous présence policière et appelons les collègues à se mettre en grève en signe de protestation.

Les sections syndicales SNESup-FSU et SUD Éducation, avec le soutien du comité de mobilisation des personnels.




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