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Politique

Malgré la répression

Nantes : Malgré les flashball et les matraques, les gilets jaunes restent déterminés

Pour l'acte V du mouvement des gilets jaunes, à Nantes, ils étaient 1200 (chiffres sous-évalué) selon la préfecture de police à manifester cet après-midi dans le centre-ville.

Ils s’étaient donnés rendez-vous à 13h au croisement des trams place du commerce entre gilets jaunes, étudiant-e-s et lycéen-e-s pour manifester contre Macron et sa politique asphyxiante. En effet le nouveau préfet de Loire Atlantique, Claude d’Harcourt ne semble pas changer la stratégie initiée par sa prédecesseure pour mater toute forme de revendication politique dans la ville de Nantes : c’est à coup de bombardement de grenades lacrymogènes, de charge de la BAC dans les nuages de gaz, de passage à tabac au hasard et de tir tendu de LBD 40 que la police tente de « rétablir l’ordre ».

Plusieurs interpellations sont à déplorer, la police continue d’humilier sans répercussion. Cette photographie en est un exemple de plus, des jeunes assis sur un sol mouillé en pleins centre-ville de Nantes menotté dans le dos entouré d’une dizaine d’agents de la BAC. Tout le centre-ville étant encerclé par les forces de police et des énormes nuages par les gaz lacrymogène plusieurs manifestants ont été obligé de se réfugier dans les commerces alentours ou de se retrancher hors du centre-ville sur les quais de la fausse.

Volonté politique d’invisibiliser un mouvement qui dure depuis un mois et qui, annoncé mort par le gouvernement et ses médias, n’a pas faibli dans plusieurs grandes villes de France à l’instar de Nantes où la violence policière reste le seul moyen trouvé par le gouvernement pour faire taire ceux qui expriment leur colère.




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