^

Politique

Post-Grand débat

« Ne votez pas blanc, votez Poutou »

Durant le Grand Débat des présidentielles, Philippe Poutou a su incarner la voix des travailleurs, révolté par les attaques incessantes contre notre camp social, et déterminé à démasquer les politiciens corrompus.

Crédit Photo : UGO AMEZ/SIPA

Le candidat ouvrier a défrayé la chronique depuis hier soir et sa fameuse phrase envoyée en pleine face, à Marine Le Pen « vous avez une immunité parlementaire, nous on n’a pas d’immunité ouvrière » , et il a définitivement enflammé les réseaux sociaux après avoir attaqué Fillon sur ses affaires « Fillon qui se dit préoccupé par la dette , et qui y pense moins quand il se sert dans les caisses publiques pour payer sa famille ».

La classe ouvrière a su trouver en Philippe Poutou le véritable représentant de notre camps, celui des étudiants, des chômeurs, des précaires, des sans domiciles, des exploités, des opprimés, des travailleurs, des retraités. Le camp de ceux qui doivent se serrer la ceinture alors que ceux qui nous font la leçon, eux, trouvent normal de prendre des millions dans les caisses publiques, pour leur femme ou leurs enfants. Alors oui, enfin, depuis le début de cette campagne une petite révolution est en marche grâce au débat d’hier soir, un petit air de révolution s’est vu sur le plateau, avec ce courage de la classe ouvrière, ce courage de renverser la table alors que cela fait trois mois qu’on nous dit que les jeux sont faits.

Certes Poutou ne sera pas au 2e tour, ni lui ni nous ne sommes dupes. Le débat d’hier montre à quel point les règles de répartition sont clairement anti-démocratiques, alors qu’on voit très bien qu’un candidat comme Poutou a toute sa place dans cette présidentielle. Car oui, la classe ouvrière doit exister dans cette présidentielle, le pouvoir se prendra par la rue et les luttes sociales, mais utiliser le temps de la présidentielle pour politiser un peu plus la classe ouvrière est primordial. Et ce, notamment en expliquant que les politiques bourgeoises menées au détriment des ouvriers depuis un demi-siècle ne mèneront nulle part. Pendant que nous ne prenons pas cet espace médiatique, c’est l’extrême droite s’en empare, occupant les cerveaux des travailleurs à coup de souverainisme, de protectionnisme et de nationalisme, expliquant que l’ouvrier étranger est notre ennemi, comme si nous faisions partie de la même classe que Bernard Arnault ou Liliane Bettencourt. Non, comme l’ont dit Poutou et Artaud nous ne parlons pas aux Français mais à la population, et surtout à la classe ouvrière partout dans le monde ; car nous ne sommes pas dans le même camp que les patrons capitalistes qui sont français, mais avons plus de points communs avec l’ouvrier exploité de Belgrade ou de Madrid.
Notre camp est révolté, fatigué de ces politiciens professionnels qui piquent dans les caisses et qui creusent chaque jour un peu plus la tombe des ouvriers à travers des politiques contre le salariat comme c’est le cas depuis 30 ans, et que comptent bien continuer la plupart des candidats.

Alors plutôt que de s’abstenir, de voter blanc ou de voter utile, votons Poutou, car c’est le seul qui représente si bien ce ras-le bol général de la classe ouvrière, le seul qui soutien les travailleurs, qui parle de la pénibilité, des suicides, des licenciements, des violences policières, du cas d’Adama Traoré ou de Shaoyo Liu ou encore des mouvements en Guyane, le seul à réellement mettre de la lumière sur nos combats et nos difficultés. Nous étions des millions dans les rues le printemps dernier contre le gouvernement, ou encore des milliers Debout place de la République, pour discuter de cette révolution que tous nous souhaitons construire et voir arriver. Un score faible des candidats ouvriers, donnera toujours le signal médiatique que les gens ne veulent pas de la révolution, ils ne veulent pas de l’extrême gauche, ils ne veulent pas de l’immigration, ils ne veulent pas de la lutte des classes. On l’entend à chaque présidentielle « les gens ne veulent pas de vous » « c’est pourquoi alors vous ne faites que 0.5% ».
Alors le seul moyen, durant ces élections, de taper sur la tête de cette bourgeoisie capitaliste, qui attend déjà la fin du 2e tour pour accélérer la machine des reformes, c’est de donner dès le 1er tour le signal que des millions d’ouvriers vont faire entendre leur voix dans les urnes et dans les rues, l’abstention ne fera pas baisser le score des Le Pen, Macron ou Fillon et le vote blanc n’est même pas comptabilisé.

Alors ne votons pas blanc, votons Poutou !




Mots-clés

#Poutou2017   /    Philippe Poutou   /    Présidentielles 2017   /    Politique