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Jeunesse

Pétition

Non à la fusion des universités Paris 3, 5, et 7 !

Nous relayons ci-dessous la pétition contre la fusion des universités Paris 3, 5 et 7, contre laquelle des étudiants, professeurs et personnels se mobilisent depuis des mois et que nous appelons à soutenir

Contre ce projet de fusionner Paris 3, Paris 5, et Paris 7 qui n’a aucune légitimité démocratique, qui se fait contre l’opinion majoritaire de ceux qui participent à la vie de l’université, et qui annonce une dégradation des conditions d’étude et de travail pour le plus grand nombre.

Nous, étudiant.e.s, enseignant.e.s, chercheur.se.s, membres du personnel des universités de Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, Paris 5 – Descartes, et Paris 7 – Diderot, exprimons par cette pétition notre opposition à la fusion actuellement en cours entre ces trois universités.

Nous affirmons que cette fusion n’a aucune légitimité démocratique : les présidences de Paris 3 et de Paris 7 ont été élues sur des projets écartant la fusion. La présidence de Paris 7 a, le jour du vote, donné deux rendez-vous différents aux membres du Comité d’Administration, selon leur orientation. De son côté, la présidence de Paris 3 a été obligée, pour obtenir une courte majorité, de s’appuyer sur les procurations des membres extérieurs du Comité d’Administration, qui ne participent pas à la vie de Paris 3.

Nous rappelons que dans la majorité des instances où les étudiant.e.s, enseignant.e.s, chercheur.se.s, et membres du personnel ont été consultés, l’opposition à la fusion a été sans appel. Les neuf UFR (sur seize) de Paris 7 qui ont organisé des consultations se sont toutes prononcées contre, tout comme les principaux syndicats étudiants. De même, à Paris 3, le Conseil Académique s’est prononcé contre, ainsi que les deux UFR (sur trois) qui ont organisé des consultations, trois des quatre listes aux élections étudiantes et la plupart des syndicats du personnel. Et les étudiant.e.s, enseignant.e.s, chercheur.se.s, et membres du personnel de Paris 3 comme de Paris 7 se sont mobilisés à plusieurs reprises, séparément et conjointement, pour faire connaître leur opposition à ce projet.

Nous soutenons enfin que ce projet implique de graves dangers concernant les conditions dans lesquelles nous étudions, enseignons, et travaillons. La création d’un pôle d’excellence en médecine risque de favoriser outrageusement les financements dans cette discipline aux dépens des autres, qui subiront de plein fouet les « économies d’échelle » tant vantées par les partisans de la fusion. Ces « économies d’échelle » s’annoncent déjà, comme dans tant d’autres universités fusionnées en France, comme ayant pour résultat des salles de cours bondées, des suppressions de soi-disant « doublons » réduisant la diversité de l’offre enseignante, des trajets entre différentes implantations universitaires… Enfin, la division des étudiant.e.s entre ceux qui seront inclus dans un « périmètre d’excellence » et les autres porte atteinte à notre idéal d’une université qui rend le savoir ouvert à tous, quels que soient son origine sociale ou ses moyens financiers, et crée une université à deux vitesses allant directement à l’encontre des idéaux d’ouverture et de collégialité invoqués pour justifier la fusion.

Pour toutes ces raisons, nous réaffirmons, en signant cette pétition, notre opposition à ce projet de fusion, et exigeons la démission des CA de nos universités, pour permettre à notre communauté universitaire de se prononcer démocratiquement par de nouvelles élections aux enjeux clairement définis et ouvertement débattus.

Pour signer la pétition




Mots-clés

Fusion des universités   /    Jeunesse