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Politique

Garges-les-Gonesse (95)

"Non aux violences policières" : Le communiqué des personnels mobilisés du lycée Simone de Beauvoir

« Un élève a eu la joue déchiquetée par un tir de flahsball » . Suite aux violences policières contre les lycéens mobilisés, nous relayons le communiqué des professeurs et personnels du lycée Simone de Beauvoir où ils condamnent fermement les violences policières ayant eu lieu le mercredi 5 décembre 2018.

"Aujourd’hui 05 décembre au lycée Simone de Beauvoir à Garges-lès-Gonesse (95), lors d’un blocage mis en place par un certain nombre de jeunes, la situation a dégénéré. Les forces de l’ordre ont fait un usage abusif et illégal de la force.

Malgré la tentative de médiation par des enseignants présents, un élève a reçu un tir tendu de flashball à la tête. La joue a été déchiquetée. Il est actuellement hospitalisé en urgence à Gonesse.

Les enseignants du lycée Simone de Beauvoir sont profondément choqués par les évènements et récusent formellement cet usage de la violence à l’encontre d’élèves de la République.

Ci-joint un communiqué bref des évènements, un témoignage d’une élève - d’autres devraient affluer d’ici peu - et un lien vers la page facebook de l’évènement.

Nous nous tenons à votre entière disposition pour toutes informations complémentaires.

Les personnels mobilisés du lycée Simone de Beauvoir, Garges-lès-Gonesse."

Communiqué
Non aux violences policières au lycée Simone de Beauvoir de Garges-les-Gonesse (95) !

Nous, professeurs et personnels du lycée Simone de Beauvoir, condamnons fermement les violences policières ayant eu lieu le mercredi 5 décembre 2018 devant notre établissement.

Lors d’un blocage mis en place par un certain nombre de jeunes, la situation a dégénéré. Les forces de l’ordre ont fait un usage abusif de la violence :
– Un élève a été gravement blessé au visage par un tir tendu de flashball. Celui-ci a dû être pris en charge en urgence au CHU de Gonesse.
– Un autre élève a été arrêté brutalement sans raison apparente.
– Les forces policières ont chargé par deux fois sur les élèves et des menaces directes ont été proférées à leur encontre sur le parvis.
– La médiation d’un enseignant s’est révélée vaine.
– Choqués, de nombreux élèves et membres du personnel s’indignent de ce débordement révoltant.

Nous demandons qu’une enquête soit ouverte sur le comportement des policiers face à des mineurs afin que ces faits ne se reproduisent pas.

Nos élèves doivent pouvoir venir au lycée et manifester sans craindre une telle répression que rien ne justifie.




Mots-clés

Violences policières   /    Politique