Société

Le combat continue !

Notre-Dame-des-Landes : la fin d’un projet destructeur au service de Vinci ?

Publié le 7 novembre 2016

Le sort s’acharne contre les quelques défenseurs restant du projet d’aéroport, principalement constitués par le gouvernement et par Vinci, alors que Valls continue d’affirmer l’expulsion de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes durant l’automne, qui passe doucement sans que l’ombre d’un gendarme ne menace encore la ZAD.

Callie Moka

En effet, les opposants au projet, suivis par les syndicats à la Magistrature (SM), des avocats de France (SAF) et Droit au logement (DAL) assurent que « les décisions [de justice] dont nous avons pris connaissance n’autorisent pas l’expulsion » de Notre-Dame-des-Landes du fait de la trêve hivernale, commencée le 1er novembre.

Le véritable coup dur qui achève de délégitimer le projet de Vinci est la demande d’annulation des autorisations de travaux par la rapporteuse publique, Christine Piltant, lors d’une audience de la cour administrative d’appel de Nantes du 7 novembre 2016. Cette dernière a statué sur les trois requêtes des opposants, présents tout comme les représentants de Vinci. Le score final est de 2 contre 1 en faveur des opposants, puisque la cour leur a donné raison sur les arrêtés préfectoraux sur l’eau et les espèces protégées, ce qui est une grande victoire puisque les associations anti-aéroport n’ont cessé de dénoncer la violation de ces lois. Elle n’a statué favorablement pour Vinci qu’au sujet de la DUP voirie.

Le jugement final sera rendu dans deux à trois semaines, mais il n’est pas trop ambitieux d’envisager que la cour administrative d’appel statue contre le projet d’aéroport, puisque celle-ci suit régulièrement les préconisations de la rapporteuse publique.

Bien qu’il ne soit pas possible d’avancer aujourd’hui que le projet d’aéroport soit enterré pour de bon, le gouvernement risquerait gros à tenter d’expulser la ZAD puisque ce serait désavouer la justice administrative et se délégitimer d’autant plus. Pourtant, presque deux ans jour pour jour après la mort de Rémi Fraisse, Valls lui-même avait fait l’affront de déclarer sur France Inter que si l’évacuation engendrait des blessés, voire des morts, c’est parce que les zadistes cherchaient à tous prix un martyr.

La lutte n’est pas terminée, il est toujours aussi nécessaire de s’opposer à la destruction de l’environnement pour les ambitions cupides des multinationales !