Société

Notre-Dame-des-Landes, symbole des connivences entre État et grandes multinationales

Publié le 24 juin 2016

L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’a pas de raison de voir le jour puisqu’il existe déjà un aéroport à Nantes qui, avec quelques aménagements, pourrait accueillir l’augmentation du nombre de passagers. De plus, la réalisation du projet signifierait la destruction d’une zone écologique riche, ainsi que de réprimer et expulser violemment les militants qui luttent aujourd’hui.

Si l’aéroport n’a pas de raison rationnelle d’exister, pourquoi est-ce que ce projet est toujours porté par le gouvernement ? La première raison est simplement politique puisqu’en 2000, lorsque la question de la construction d’un pôle aéroportuaire s’est posée, ce qui n’avait pas été le cas depuis les années 70, le maire porteur du projet n’était autre que Jean-Marc Ayrault, qui fut ensuite premier ministre de François Hollande.

La seconde raison est liée au constructeur et (peut-être) futur concessionnaire de l’aéroport « Grand-Ouest » : Vinci. En effet, le partenariat public privé que la multinationale, géante du BTP et des concessions, lui est très profitable. Lors de la signature du contrat, l’État lui a concédé l’exploitation du l’actuel aéroport, qui a déjà rapporté gros à Vinci puisque qu’elle engrange les bénéfices sans pour autant investir, puisque ce pôle est supposé fermer à moyen terme. De plus, Vinci ne finance que 56% de l’aéroport selon l’ACIPA, alors que celui-ci sera privé, et que la compagnie engrangera tous les bénéfices.

L’État souhaite la réalisation de ce projet à la fois pour ne pas devoir reculer sur une de ces décisions, du fait de sa forte connivence avec Vinci. Afin de légitimer la nécessité d’un nouvel aéroport, plusieurs études ont été falsifiées par le gouvernement, que ce soit sur l’impact écologique comme économique de celui-ci.

Le projet d’aéroport est le symbole de l’autoritarisme d’un État qui use de tous ses pouvoirs afin d’imposer sa volonté, tout cela pour les intérêts d’une multinationale avide de bénéfices.

Notre-Dame-des-Landes de doit pas être détruite pour engraisser Vinci, votez non au referendum dimanche !

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