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Notre classe

Coup de gueule

Notre santé ne se négocie pas, les régressions patronales se combattent !

Au sujet du communiqué commun intersyndical qui demande un calendrier de négociation avec le gouvernement et le MEDEF.

Aujourd’hui plus que jamais les attaques patronales sont d’une violence inouïe. Dans les usines comme dans les bureaux et dans tous les secteurs, la souffrance au travail a atteint des degrés jamais égalés. Et voici que les dirigeants des principales organisations syndicales, à la place de mettre sur pied un calendrier de mobilisation et un plan de bataille pour gagner contre la politique de ce gouvernement à la solde du Medef, proposent un calendrier de discussion, sur divers sujets tels que celui du QVT ( la qualité de vie au travail et la santé ). Là c’est le pompon.

La santé des salariés n’est pas une variable d’ajustement, il n’y a rien à négocier

Sérieusement, ce n’est pas digne de syndicats censés représenter les salariés. Ils valident une discussion sur la qualité de vie au travail, alors que les suppressions d’emplois et de postes dans tous les secteurs se font par wagons, que la précarité des emplois est devenue la norme, que des intérimaires dans le secteur automobile courent sur les chaînes et que dès qu’ils demandent à aller à l’infirmerie ou qu’ils font des accidents du travail, ils subissent des pressions pour ne pas déclarer l’accident dont ils sont victimes, avec un risque de fin de mission s’il vont trop souvent a l’infirmerie, ou encore les suppressions de postes à capacité restreinte alors que tu t’es détruit la santé pendant 20 ans en chaîne de montage.

Les dépressions sont en hausse tellement la pression est forte sur le salariés. Certains ne vont même plus voir leur médecin par peur d’être sanctionnés, voire licenciés puisque leur absence « perturbe le bon fonctionnement » de l’entreprise. Le Lean management est un massacre. Il aggrave la situation sur les postes de travail, consistant à augmenter la charge de travail en plus d’imposer aux salariés d’être « participatif », de participer à des groupes de travail pour que les gains de productivité soient toujours plus importants. Les salariés ont de plus en plus de troubles musculo-squelettiques dûs au travail répétitif, leurs heures supplémentaires sont obligatoires et tu n’as plus de week-end pour récupérer suffisamment. Et on veut nous faire croire que les conflits sur nos conditions d’exploitation sont solubles dans le dialogue social ? Et maintenant, toutes les confédérations syndicales, y compris la CGT, signent cette demande, alors que les équipes syndicales refusent et combattent la pseudo « QVT » que nous servent les patrons, comme une mascarade et une insulte pour tous les licenciés et victimes des accident du travail ? Vous croyez réellement que chez PSA, après la suppression de plus de 25000 emplois et de postes d’handicapés (puisqu’ils ne ramènent pas de valeur ajoutée), les syndicats d’usine vont discuter tranquillement avec l’entreprise de la « Qualité de Vie au Travail », alors que ces même patrons nous tuent au boulot et nous précarisent à tour de bras ? Il faut rompre une fois pour toutes le dialogue avec ceux qui veulent notre peau.

S’attaquer aux causes de la souffrance, pas mettre un sparadrap sur une plaie béante

Pour s’attaquer réellement au problème, il faut commencer par mettre un coup d’arrêt à toutes les suppressions d’emplois, dans tous les secteurs du privé comme du public. Des métaux, en passant par les cheminots et la poste. Il faut stopper la répression des militants combatifs. La solution à la souffrance ne peut passer que par le maintien de tous les emplois et la création de postes supplémentaires, ainsi que l’embauche en CDI de tous les précaires. Avec tous les profits engrangés, il y a largement de quoi embaucher massivement, pour travailler moins, travailler mieux et combattre réellement le chômage.




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