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Politique

Mort par asphyxie au cours d’un incendie

Nouveau décès à Fleury Mérogis : une énième victime de l’institution pénitentiaire

Un homme a été retrouvé mort par asphyxie dans sa cellule samedi soir, dans la tristement célèbre prison de Fleury Mérogis.

Crédit photo : AFP

C’est dans la nuit de samedi à dimanche qu’un homme de 41 ans est mort par asphyxie, provoquée par un incendie dans sa cellule. Cet homme, condamné pour vol, aurait dû être libéré dans cinq mois.

La cause présumée de la mort est un incendie s’étant déclaré à 3h du matin. Malgré l’activation de l’alarme incendie, les surveillants pénitenciers n’ont pas réagi à temps, ce qui a couté la vie à ce prisonnier. Si le Parquet d’Evry a requis une autopsie, c’est pour infirmer l’hypothèse d’un nouveau suicide derrière les barreaux de la plus grande prison d’Europe, où déjà onze personnes incarcérées se sont données la mort depuis le début de l’année 2018.

En effet, à Fleury comme dans toutes les institutions pénitentiaires de France, il y a un réel problème de surpopulation. Le taux de morts violentes, qu’il s’agisse de suicides, d’homicides ou de décès par absence de soin, est bien supérieur à la moyenne nationale.

Mais le cas de Fleury-Mérogis est tragiquement emblématique. Là-bas, les détenus subissent les coups des surveillants, des humiliations à répétition, de la maltraitance, ou même des viols.

Dans cette société, l’Etat entasse les détenus dans les différentes prisons en surpopulation depuis longtemps, ce qui rend les conditions de vie et traitements des détenus encore plus insoutenables. Malheureusement, ce n’est pas la première ni la dernière victime du système pénitencier, dont la principale vocation, ne l’oublions pas, est de marginaliser, d’exploiter et d’opprimer davantage les classes populaires.




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