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Politique

Gilets jaunes

Nouvelle provocation : Macron maintient ses 1,8 milliards de coupes dans les pensions de retraites !

Le président des riches, détesté par la majorité de la population, ne s’annonce pas prêt à reculer sur ses mesures austéritaires les plus rejetées.

Alors que la colère explose face à l’injustice sociale dans tout le pays et que partout Gilets Jaunes et lycéens s’époumonent aux cris de « Macron démission », on peut dire que le gouvernement n’a pas froid aux yeux.

Tous les journaux le notent, le gouvernement est plongé dans un désarroi total depuis samedi. Après les scènes quasi insurrectionnelles de ce week-end, la voie vers une sortie de crise est pour l’instant introuvable pour Macron et ses soutiens. Comme le note cet article de l’Opinion : « le gouvernement et la majorité restent confrontés à une difficulté majeure : à qui parler ? ». Les auto-désignés porte-paroles des Gilets jaunes, réunis dans le collectif « Gilets Jaunes libres » qui devait se rendre à Matignon mardi, ont annulé leur visite face au rejet de leur démarche par un grand nombre de Gilets jaunes et le nombre colossal de menaces qu’ils recevaient. Macron depuis son retour d’Argentine ce dimanche, s’il s’est rendu à l’Arc de Triomphe constater l’étendue de la colère dont il est l’objet, n’a pour l’instant fait aucune déclaration.

Édouard Philippe a tenu une réunion de crise à Matignon, rassemblant des dizaines de personnalités politiques, les chefs de file de tous les partis, ainsi que la maire de la ville de Paris, Anne Hidalgo. Peu d’échos pour l’instant des résultats de cet audit.
En tout cas le gouvernement ne semble pas prêt à faire des concessions pour le moment. Alors que la loi sur le financement de la sécurité sociale pour 2019 devait être votée ce lundi 3 décembre, celle-ci a été présentée dans une version inchangée, comme l’explique Marianne. C’est-à-dire une version, qui comprend 1,8 milliard d’économies sur le dos des retraités prévus.

Il s’agit notamment de la « sous-indexation des pensions », qui implique une revalorisation des pensions de seulement 0,3 % en 2019 et 2020, au lieu du taux habituel de 1,6 %. Ce alors que l’inflation en 2017 s’élevait à 1,7 %. Cette mesure implique une perte de pouvoir d’achat à hauteur de 500 à 1500 euros par an pour les retraités. Ce, quand on sait que la hausse de la CSG avait déjà touché de plein fouet les ménages de retraités. Cette mesure, comme le souligne Marianne « à ce niveau de régression, est une première dans l’histoire de la Sécurité sociale française ».

Malgré les mobilisations massives des retraités depuis le début du quinquennat, et contrairement à ce qu’ils avaient annoncé cet été, LREM, avait déjà refusé de revaloriser les pensions ne serait-ce que pour les personnes aux revenus les plus faibles. Un exemple de plus de la politique anti-sociale du gouvernement, qui illustre bien les raisons de la rage qui secoue les foules aujourd’hui. Alors que les Gilets jaunes tiennent au nombre de leurs revendications principales, l’augmentation des retraites, et que les retraités représentent une part non négligeable des gilets jaunes, la majorité LREM choisit de ne faire aucune concession du côté des retraités. Une décision qui à ce niveau de délégitimation du pouvoir et de crise politique, pourrait lui coûter très cher.




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